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Dans sa jeunesse, Félix Renaud faisait de la natation en compétition. Aujourd’hui, il fait de la photographie sous-marine en piscine! Comme quoi rien ne se perd, tout se transforme.

Le photographe montréalais explore la photographie narrative à travers ses clichés. Chaque scène raconte une histoire, chaque cliché nous place dans une action et une ambiance, par le simple pouvoir d’une image. Son travail amène des émotions différentes à chaque observateur.

C’est l’avantage de la photo narrative, d’une image peut découler 1000 mots, ce qui laisse beaucoup de place à l’interprétation.

Notre meilleur guess, c’est que le type en costume s’est retrouvé au fond de l’eau parce qu’il portait un chandail Gerry Boulet.

Pour éviter de dire trop de bêtises, on a préféré discuter avec l’artiste directement, pour connaître d’où lui venait cette fascination pour le danger et si personne ne s’était noyé durant le shooting. Spoiler alert: tout le monde va bien. 

 

Ça fait quoi d’avoir une piscine comme studio photo? Quelles contraintes as-tu eues à part celle de ne pas respirer?

Je ne mentirai pas en disant que c’était simple. Il y a énormément d’aspects à considérer en faisant un photoshoot dans une piscine.

Les notions de sécurité! L’électricité et l’eau font assez mauvais ménage. Demander à un modèle de jouer la comédie, ligoté avec des vêtements dans le fond d’une piscine peut être assez dangereux aussi. C’est pourquoi j’ai fait le choix de faire cette photo avec Gregory Costa, un apnéiste de talent qui peut aisément retenir son souffle pendant plus de 4 minutes. Pour faciliter la chose, nous lui avions mis de la corde autour d’un poignet et d’une cheville seulement, ainsi quand il prenait sa pose, on avait l’impression qu’il était ligoté, mais en réalité il était libre de bouger pour remonter facilement à la surface entre les prises.

Un setup de photo assez geek quand même.

Gérer l’apesanteur du photographe et de son sujet. Ça peut paraître banal, mais les poumons remplis d’oxygène, la gravité s’empare rapidement de nous pour nous ramener à la surface. Sans ceinture de poids, ça n’aurait pas été évident.

Trouver le moyen de synchroniser des flashs à l’extérieur de l’eau avec la caméra. Sous l’eau, les fréquences radio sont inefficaces. Il a fallu trouver le moyen de brancher à un caisson étanche un fil suffisamment long pour se rendre à un émetteur à la surface. Bref, c’est assez geek comme setup.

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Tu représentes souvent l’homme en danger ou dans des situations extrêmes. D’où te vient cette fascination pour le danger?

Cette série a été inspirée des films américains qui ont comme thématique: la vengeance. J’aime raconter des histoires, créer des ambiances et diriger les gens. Un mélange de cinématographique et de «cartoonesque», c’est la direction que j’aime beaucoup entreprendre.

Je suis quelqu’un d’assez gentil et sensible dans la vie. C’est probablement pour ça que je suis attiré à faire des photos de «pas fins».

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La majeure partie de ton travail est réalisée en studio. Pourquoi cette préférence du studio vis-à-vis de l’extérieur et de la lumière naturelle? 

C’est drôle! Je préfère de loin faire des photos en location qu’en studio. La richesse d’un endroit peut tellement ajouter à une image.

Par contre, je traîne toujours mon équipement et mes lumières avec moi pour créer les ambiances et la lumière que j’ai en tête. Chose qui n’est pas toujours possible avec la lumière naturelle.

 

 

Pour découvrir un autre portrait de photographe: «Photographie: portraits et grands espaces».

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