La comédienne Amélie B. Simard a partagé une réflexion inspirante sur son profil facebook. On trouvait que son texte pouvait encourager et aider certaines personnes. Avec sa permission, on vous le partage.

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Aujourd’hui, j’ai envie de te partager quelque chose de plus intime. Pas pour t’impressionner et encore moins pour juger qui que ce soit, mais simplement pour – peut-être – inspirer une personne qui aurait besoin d’entendre une histoire comme la mienne.

J’ai pris la décision d’arrêter de consommer de la drogue… la cocaïne me donnait de lourds lendemains de veille.

Aujourd’hui, 10 janvier 2017, ça fait exactement 3 ans que je me suis « choisie ». Il y a trois ans jour pour jour, j’étais profondément malheureuse et j’avais envie de mourir… Eh oui ! J’ai alors pris la décision d’arrêter de consommer alcool et drogue. Oui, j’avais un réel problème de consommation, malgré les apparences souvent trompeuses. Et pourtant, j’avais l’air de si bien aller pour ceux qui ne me connaissaient qu’en surface !?

Dans le milieu dans lequel je travaille, avoir l’air de bien aller et montrer son plus beau sourire, c’est tellement « important ».

Mais à l’intérieur de moi, j’étais remplie d’angoisse et d’un grand manque de confiance. Juste avant d’arrêter de consommer, c’était rendu pratiquement impossible pour moi de sortir prendre un verre entre amis sans avoir mon petit sac de poudre dans ma poche arrière de pantalon. Et ce scénario se répétait plusieurs fois par semaine.

La cocaïne, qui me procurait une fausse confiance en moi, me donnait de lourds lendemains de veille à répétition, de l’anxiété inutile et destructrice. Une profonde tristesse s’est alors installée au plus profond de mon être.

J’ai pris la décision la plus difficile de ma vie.

À 29 ans, j’ai pris la décision la plus difficile de ma vie jusqu’à présent, mais -inévitable si je voulais m’en sortir. J’ai eu peur de perdre mes amis et de me faire juger, mais j’ai décidé d’affronter mes plus grandes peurs et de me choisir moi, d’abord et avant tout.

Et voilà où j’en suis trois ans plus tard. J’ai des amis précieux qui sont toujours là, une famille d’amour qui – plus que jamais – me soutient et un amoureux extraordinaire à mes côtés. Mais surtout, et surtout, il y a moi dans tout ça, moi qui me sens tellement mieux et pas mal plus proche de la « petite Amélie » que j’avais vraiment laissée tomber.

C’est pas un conte de fées que je te raconte là, c’est juste un très bref résumé de mes trois dernières années, mais, de loin, les plus belles pour moi, à plusieurs niveaux.

Évidemment, ce n’est pas toujours facile! Mais c’est la plus belle décision que j’ai su prendre et tout ça a commencé par avoir le courage de demander de l’aide à quelqu’un. Pour moi, ce fut ma sœur. Et ce miracle-là, ça s’est produit, même si je pensais que c’était totalement impossible d’y arriver et que c’était perdu d’avance. Aujourd’hui, j’ai 3 ans de 24 heures à la fois, c’est fou!

Si j’ai partagé ça avec toi, c’est dans l’espoir que ce petit bout d’histoire puisse toucher une personne ; ne serait-ce qu’une seule personne qui souffre. Tout simplement. 😌🙏🏻

Amélie

 

Pour lire un autre texte sur la décision de reprendre sa vie en main : « La vie » de Véronique Grenier.

«J’ai fini par remettre le doigt sur ce que je souhaite et veux et ne veux plus et pas et je m’applique à m’en approcher, à y être. On ne vit qu’une seule fois, il paraît. Je serais triste d’avoir raté ma shot.»

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  • Marilyn G. G.

    Moi je te comprends tellement, et je peux te dire que oui, tu peux être fière et heureuse d’avoir été courageuse il y a trois ans… et tous les jours depuis…
    Bravo ma belle Amélie! xxx Marilyn