Ce texte est extrait du #30 spécial Humour | présentement dans les kiosques

Pour les humoristes québécois, l’École nationale de l’humour est l’équivalent de Harvard pour les présidents américains : tous les plus grands y sont passés. Matte, Rousseau, Mercier, Parent, Massicotte, Ward, Groulx, Houde, alouette. Mais qu’y a-t-il derrière ses murs ? Pour le savoir, j’ai décidé d’aller faire une petite incursion dans les coulisses de la célèbre institution, qui, soit-dit en passant, n’a rien d’une joke.

L’École nationale de l’humour se trouve dans la tour à bureaux blanche, coin Sherbrooke et De Lorimier. La même tour à bureaux blanche qui abrite une foule de bureaux administratifs, dont les plus joyeux sont certainement ceux de la Fondation des maladies mentales.

La première chose que j’ai faite en y mettant les pieds, c’est d’aller m’acheter un café au casse-croûte. Sur le menu, on proposait des gyros, des salades grecques et le « spécial Loulou », un genre de sandwich santé créé spécialement en l’honneur de Louise Richer, la directrice et cofondatrice de l’École nationale de l’humour. Je me disais que, pour avoir un sandwich à son nom, elle devait être A) vraiment smatte, B) control freak ou C) au régime.

Café à la main, j’ai pris l’ascenseur jusqu’au 7 étage où était située l’ENH. Lorsque j’ai poussé la porte d’entrée, Louise Richer était justement de l’autre côté, en train de parler avec un élève de deuxième année. Ensemble, ils discutaient de sujets palpitants comme des «devoirs», des «cours» et des «travaux». Pas exactement ce à quoi je m’attendais.

Pour moi, Louise Richer, c’était d’abord une vedette, la Loulou d’Un gars une fille et, oui, l’ex de Guy A. Lepage. Je ne m’imaginais pas qu’elle puisse avoir de vraies tâches de vraie directrice.

Une fois leur conversation terminée, elle est venue vers moi pour me saluer, tout sourire. Dès l’instant où je lui ai serré la main, j’ai tout de suite su qu’on allait bien s’entendre.

Pour commencer ma journée, elle m’a offert un petit tour guidé des lieux. D’abord la salle de répétition, ensuite la cafétéria, puis les salles de classe. À première vue, j’avais plus l’impression de me promener dans les bureaux d’une agence de pub que dans une école. Le mobilier était design et le décor, épuré. Comparé à ça, l’UQAM avait l’air d’un édifice de la Russie, à l’époque soviétique.

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