4 drones décollent, slaloment entre les portes. Rapidement l’un d’eux s’écrase. Dépité, le concurrent relève ses lunettes de pilotage. Ce dimanche, ils sont une trentaine à participer à cette compétition à mi-chemin entre l’aéromodélisme et le jeu vidéo.

Texte tiré du site de notre partenaire StreetPress

Cergy-Pontoise – Au milieu de l’immense champ, Mathieu équipe son petit drone pour la course. Dans la fraîcheur de ce dimanche matin, il revisse, démonte et remonte la batterie avec précision. Le grand brun rejoint un petit groupe qui fait la queue devant un homme aux étranges lunettes. « T’es sur quelle fréquence? », demande mécaniquement le testeur en vérifiant l’état de chaque drone. Ça passe pour Mathieu.

Il retire ensuite sa fiche de présence à la tente des arbitres, située un peu plus loin. Ici, on détend les pilotes à coup de musique country : « J’espère qu’il ne va pas pleuvoir », s’inquiète l’un. « Bah alors, t’aimes pas l’odeur de la campagne? », lâche un autre. Le jeune de 22 ans va s’installer avec d’autres concurrents sur les chaises de camping, devant le parcours de la course.

Il l’analyse une dernière fois et pose ses lunettes devant les yeux. Au son de la voix de l’arbitre, il s’empare des commandes :

« Les pilotes, vous êtes prêts? Les juges, vous êtes prêts? Armez! Top! »

9 drapeaux et 4 portes

Les drones décollent et atteignent rapidement les 130 km/h. Le premier traverse facilement le cercle rond et slalome autour de plusieurs drapeaux. Il est petit à petit rattrapé par une autre machine. « Bon bah voilà. J’ai raté la porte et je me suis pris les câbles », lâche son adversaire qui vient de percuter un poteau. C’est fini pour lui. Ce sont les règles du jeu : « un drone à terre qui ne se relève pas est disqualifié », prévient Eric Bouet. C’est lui qui est à l’origine de cette toute première compétition sur le terrain du Club Modéliste de Cergy-Pontoise.


Les concurrents en plein effort.

Pour ce premier tour, l’organisation est encore en rodage : le chrono de Thomas n’est pas parti et son voisin a des soucis de vidéo. « J’ai des images fantômes. C’est AlexB qui fout le bordel, ça bave sur l’écran! », lance un juge au pilote qu’il suit. Chaque juge et chaque pilote sont connectés à des masques First Person View. Ils peuvent ainsi voir en direct les images filmées par les caméras embarquées du drone.

Julien, qui s’occupe de rapatrier les drones égarés sur le terrain, revient avec un sourire taquin en travers du visage : « C’est toujours comme ça, la discipline n’existe que depuis moins de 2 ans, donc on est tous un peu amateurs. »

Pour lire la suite de cet article, rendez-vous sur StreetPress.

***

Pour lire un autre reportage de StreetPress : « Missekat, la mamie du street-art »

streetpress2