Ah, la casquette! Ce fidèle accessoire mode indispensable pour nos bad hair days. En fait, elle sert à pas mal plus que cela, la fameuse casquette. Et je ne veux pas dire qu’elle sert aussi à cacher nos débuts de calvitie (que j’appelle aussi manvitie, c’est pas mal plus cute de même). Elle a une tonne d’utilités et elle a un long passé qui mérite de se faire connaître.

C’est donc de cela que j’avais envie de vous parler aujourd’hui : démystifions cette fameuse casquette qui ne passe pas de mode!

Son secret

La beauté de la chose, avec la casquette, c’est qu’elle se réinvente toujours. Un peu comme Madonna, mais elle, malgré son âge respectable, ne nous rend pas mal à l’aise en se trémoussant en bodysuit transparent aux Grammy Awards (belle image, Nico. En tout cas, on comprend mon point.) C’est pour cette raison, entre autres, qu’elle est indémodable : elle s’adapte aux nouvelles tendances et aux différentes sous-cultures.

Alors elle vient d’où, la casquette?

Si vous avez lu mon article précédent sur le infamous Bomber jacket, vous vous souvenez que je précisais que beaucoup de modes que l’on connaît proviennent des militaires. La casquette ne fait pas exception à la règle. Lors de son entrée dans la garde-robe populaire au XIXe siècle, elle était directement inspirée du képi militaire.

Originalement portée par les hommes de la classe ouvrière du nord de l’Europe, il ne fallut que quelques années pour que les gens d’autres sous-cultures l’adoptent (chauffeurs, portiers, concierges, etc.). Son confort et sa légèreté en faisaient déjà un accessoire indispensable. À l’aube de la période Biedermeier dans les États de la Confédération germanique et dans l’Empire d’Autriche (1815 à 1848), la casquette atteint un summum de popularité chez les civils allemands et autrichiens et ce, toutes classes sociales confondues.

Crédit photo : Wikipédia

Finalement, au cours du XXe siècle, la Royal Navy, la British Army, bref, pas mal toutes les formes des armées de terre, marines et aériennes d’Europe (à l’exception de la France, on ne sait pas trop pourquoi, by the way), portent la casquette.

Crédit photo : Wikipédia

 Une affaire de sportifs

Au début des années 1900, la casquette fait son entrée remarquée dans le monde du sport, plus précisément dans celui du baseball! (YASS!) On commence à voir la casquette Brooklyn, soit une casquette composée de huit parties, avec une visière encore assez courte à ce moment-là. On appelle aussi ce type de casquette, la Gavroche. En 1910, le célèbre joueur de baseball Babe Ruth popularise la casquette américaine et lance la mode des broderies en portant une casquette brodée à son nom (jeu de mots totalement voulu ici).

Crédit photo : Wikipédia

Les cyclistes ont rapidement adopté la tendance de la casquette à courte visière aussi, notamment parce qu’elle est mince et s’insère bien sous un casque de vélo. La courte visière permet de masquer quelques rayons de soleil sans nécessairement être dérangeante. Fun fact : on la portait à l’envers, pour protéger la nuque du soleil. Faut croire que la crème solaire n’était pas encore un must dans ce temps-là!

Crédit photo : Wikipédia

5 choses importantes à savoir sur les casquettes

1- La tendance est au monochrome. On recommande d’agencer la couleur de sa casquette à son polo pour un effet wow des plus percutants. Essayez-le si le cœur vous en dit!

2- On note 5 types principaux de casquettes : la Gavroche (comme un petit béret, si on veut, avec une courte visière), l’Irlandaise (avec 8 panneaux cousus, qui ressemble aussi à un béret étrangement), l’Américaine (aussi appelée Snapback) et la casquette vintage (à 5 panneaux) popularisée dernièrement par la culture Hipster. Finalement, on remerciera Avril Lavigne d’avoir popularisé la casquette de type camionneur, avec le filet à l’arrière. On n’est pas certain de s’ennuyer de celle-là (la casquette, je parle. #TeamAvril).

Crédit photo : headict.com

3- Si vous achetez une casquette de type Snapback, faites-vous une faveur et retirez l’autocollant de la visière. Merci de ma part, et de la part de tous ceux que vous croiserez cette journée-là.

4- Plusieurs sites Web vous proposent de personnaliser votre casquette avec une étiquette brodée au laser. Ce n’est pas laid, informez-vous! (headict.com).

5- Portez attention au matériau de fabrication. Il y a une casquette pour chaque saison : la laine en hiver, et différents types de cotons et polyesters pour les saisons chaudes. Parce qu’avoir le cuir chevelu qui respire, ce n’est pas un luxe! 

En terminant, notons le retour en force de la casquette américaine, aussi appelée « casquette de papa ». La palette se voit de plus en plus courbée, un clin d’œil à la mode des années 90. On aime ça, avouons-le, on était dus pour un peu de changement! Personnellement, j’ai un faible pour les casquettes vraiment simples, de couleurs unies, dans des teintes de beiges, vert armée, blanches ou toutes noires.

Plus c’est simple, mieux c’est. Keep it simple, comme qu’on dit!

Crédit photo : lyst.com

***

Pour lire une autre chronique mode de Nico Trudelle : 5 choses à savoir sur l’indémodable Bomber Jacket

  • Kiki

    Et les casquettes à motifs floraux?

    • URBANIA

      Prochain topo!