Wooh! J’y vas-tu où ben si j’y vas pas
Y a calé d’un coup sec son double tequila
Y a traversé toutes les danseurs pis y est allé y d’mander
« Viens-tu danser un beau grand slow?
Viens-tu danser, un beau grand slow collés? »

Comme dirait Éric Lapointe : y a-tu quelque chose de plus beau qu’un beau grand slow collés?

Bon, je sais pas s’il dit vraiment ça, mais moi je vous le dis. Quand on a brainstormé sur le mois de la musique (qui s’achève dans quelques heures donc allez vous mettre une bonne playlist pour vous remonter le moral), nous sommes rapidement venus à l’idée de faire un vox pop sur le thème du premier slow.

Tout le monde se rappelait et avait envie de parler de ce moment siiiiii marquant pour l’adolescent qui reste bien ancré en nous.

Contrairement à Ti-Cuir, on n’a pas tous pris un double tequila avant d’aller se coller sur du Céline, mais on a certainement traversé la piste de danse avec les mains moites et le cœur qui battait comme une toune de Dance Mix 92. Est-ce qu’il ou elle allait dire oui? Est-ce que ce serait romantique? Est-ce qu’il va descendre ses mains un peu trop bas dans mon dos? Est-ce qu’elle va trouver que mon déo Old Spice sent bon de proche?

Et dans mon cas : est-ce qu’on va s’embrasser, sortir ensemble, s’aimer passionnément jusqu’à qu’il me laisse et que je chante Unbreak My Heart de Toni Braxton jusqu’à ce que débute le secondaire 1? Ouin… j’étais en 6e année. Et j’étais pas mal intense. Scuse, Rémi.

Pour mieux vous relater les meilleures histoires des premier slow, on a posé les trois questions suivantes à l’équipe élargie d’URBANIA :

  1. C’était sur quelle toune?
  2. C’était avec qui?
  3. C’est quoi l’histoire?

Voici ce qu’ils ont répondu…

Le beau Français tombeur

La toune : La Solitudine de Laura Pausini.

Avec qui : Un amour de vacances au début de l’adolescence.

L’histoire : Un bal dans un village un soir d’août.

*NDLR : Un bal de village… c’est tellement français!

 

Le gestionnaire de communauté (aka celui qui bloque vos messages niaiseux)

La toune : M’en rappelle pas.

Avec qui : Une fille du secondaire (celle qui m’harcèle sur Facebook à ce jour).

L’histoire : Pas grand-chose. J’avais pas de date à mon bal de secondaire et on a dansé ensemble le temps d’une chanson. Mon ami m’a prêté sa date, en fait. lol

*NDLR : Scuse, on veut son nom pour la Facebooker?!?

 

Celle qui a eu son bal de finissants de primaire en 2000

La toune : I don’t wanna miss a thing de Aerosmith.

Avec qui : Il s’appelait Nicolas, mais je ne me souviens plus de son nom de famille.

L’histoire : C’était en 2000, lors de mon bal de finissants au primaire (oui oui). Notre année avait organisé un concours des plus belles lèvres, que j’avais gagné avec le Nicolas en question. Il avait de belles lèvres, mais n’était pas très beau, malheureusement. J’avais trouvé ça FULL awkward, parce que tout le long du slow je lorgnais mon kick du coin de l’oeil, qui lui dansait avec une autre fille… Je n’ai pas souvent dansé de slow depuis!

*NDLR : Un concours des plus belles lèvres au primaire? Non.

 

Un des gars du marketing

La toune : (Everything I do) I do it for you de Bryan Adams.

Avec qui : Marisol Lévesque.

L’histoire : Un slow dans une classe en 5e année (je ne me rappelle pas du tout du contexte. Je crois que c’était un lunch où il pleuvait et qu’on devait rester à l’intérieur.)

*NDLR : Meilleure chanson de slow!

 

Celle qui dit « une boom » au lieu d’un party

La toune : Je sais plus, mais un truc bien « quétaine » et lent à souhait.

Avec qui : Guillaume!

L’histoire : J’avais 9-10 ans, c’était l’âge ou les garçons, c’était bête… Mais lui, il venait juste d’arriver dans ma classe… Chacun de notre côté, via nos camarades de classe, on avait fait savoir à l’autre qu’on s’aimait bien! Est arrivée la première boum de l’année, dans le sous-sol de mon amie Claire…

Personne ne dansait, car c’est l’âge où on est gêné… les garçons traînaient dehors… les filles discutaient en gros groupe à l’intérieur! Les filles m’ont poussée vers lui, les garçons l’ont poussé vers moi… On s’est mis à danser avec une distance d’un bras tendu… On était les seuls au milieu de la piste…

Mon souvenir : la toune la plus longue de toute ma vie! Depuis je refuse tout slow.

*NDLR : Ok, c’est quand même cuuute.

 

Une assistante-réal et la première rousse

La toune : Je suis pas certaine c’était quoi la toune, mais y’a des très grosses chances que c’était les Backstreet Boys, ou My Heart Will Go On de Céline… (On est en 1998.)

Avec qui : Je sais plus son nom.

L’histoire : En 6e année du primaire. À la fin il m’a demandé : « Est-ce que je peux t’embrasser ? » Pis j’ai répondu (parce que ça me tentait moyen de l’embrasser) : « Non je pense que ma mère voudrait pas. »

*NDLR : Sans oui, c’est non.

 

 

Une des productrices

La toune : On a dansé sur Love Bites de Def Leppard. J’étais en 6e année.

Avec qui : Il s’appelait François.

L’histoire : La première fois que j’ai eu le courage de demander à un garçon de danser un slow… Ben c’est mon amie qui est allée pour moi! Elle est revenue un peu en malaise en me disant de laisser tomber, que c’était un gros con. J’ai insisté. Elle a fini par admettre qu’il avait répondu : « Je veux pas danser un slow avec Marylène! Est ben trop petite! » J’ai bondi de ma chaise, en féministe précoce que j’étais, je suis allée confronter le « gros con », que je trouvais quand même plus cute que con. Il a fini par céder.

*NDLR : Elle a pas tellement grandi depuis, mais c’est encore VRAIMENT préférable de lui dire oui. 

 

Un cool vidéaste

La toune : I don’t wanna miss a thing de Aerosmith.

Avec qui : Sûrement avec Karine, mon premier crush, ma première « blonde » et mon premier heartbreak…

L’histoire : Un party de sous-sol chips-liqueur, où on avait sûrement joué à la bouteille et à vérité/conséquence. Je me rappelle encore de l’odeur de gloss aux cerises que les filles portaient à cette époque-là. Souvenir, souvenir!

*NDLR : Je me sens soudainement un peu loser de porter encore du gloss aux cerises.

 

La rédactrice en chef et deuxième rousse

La toune : C’était sur Immortality, un duo de Céline Dion avec les Bee Gees.

Avec qui : Dans le sous-sol de mon ami Manuel Blanchard, qui fut aussi, à l’âge de 11 ans, le partenaire de mon premier slow.

L’histoire : Ça s’est bien passé. Une distance d’un bon bras nous séparait. Je pense que je lui ai donné un bec dans le cou, mais je n’en suis pas 100% certaine.

*NDLR : Parlais-tu déjà de tes menstruations dans ce temps-là?

 

Une autre des productrices

La toune : Oh que de souvenirs! Stairway to Heaven de Led Zeppelin.

Avec qui : Mon cousin que je trouvais trop beau!

L’histoire : J’avais 11 ans donc rien de compromettant.

*NDLR : Espérons que c’était pas juste parce que tu avais 11 ans qu’il n’y avait rien de compromettant!

 

La chef de contenu et troisième rousse

La toune : Au bal de finissants de secondaire 5 sur la toune My Heart Will Go On de Céline Dion.

Avec qui : Maxime

L’histoire : Mon premier premier slow, je devais avoir 5 ans avec mon p’tit chum, mais honnêtement, je m’en rappelle pu tant. On s’est peut-être juste échangés nos suçons aussi! Faque, la vraie soooo romantique première fois, c’était avec Maxime, au bal. À noter, j’étais rentrée au bal avec Patrick (juste en amis) et j’en étais ressortie avec Maxime (juste en amour). Des fois la vie est généreuse de même!

*NDLR : On en doit beaucoup à Jack et Rose.

 

 

Et vous, comment s’est passé votre premier slow?

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Pour lire un autre texte de Catherine Lalonde : « L’ex folle, c’était moi »