Ville étudiante, capitale du Bas-St-Laurent et du métal, Rimouski peut se vanter d’avoir vu éclore en son sein les Crosby, Lecavalier et Brad Richards de ce monde. Entre son Festival international de jazz, ses Grandes fêtes du St-Laurent et son Carroussel international du film, on peut prendre le temps de respirer, d’aller marcher au Bic, à la plage de Sainte-Luce ou, plus simplement encore, on peut aller se ballader sur La promenade pour saluer l’immense fleuve qui veille sur la ville et ses citoyens comme un père calme et réconfortant. Parce que le fleuve ici n’est pas une attraction touristique : il fait partie de la famille.

1.    Une bonne place pour étudier

Comme partout, il y a des écoles primaires, secondaires et un cégep. Pas comme partout, il y a une université, un Conservatoire de musique et un Institut maritime. L’université est spécialisée en biologie et dans les domaines reliés à l’écologie. Plusieurs autres cours sont aussi offerts. L’avantage est énorme et change complètement la dynamique de la ville puisque ces institutions retiennent et attirent 5000 étudiant dans la jeune vingtaine qui restent dans la ville au lieu de quitter pour les grands centres. Bon, ça donne aussi des gars de 24 ans qui habitent encore chez leurs parents, mais ça, il y en a partout.

2.    L’Enfer

En s’enfonçant dans les terres vers le Sud, on tombe sur un endroit appelé les Portes de l’Enfer. C’est un canyon avec une immense passerelle style Indiana Jones. Peu de gens osent s’y aventurer. Rendu là, on est en pleine nature et les bruits de la ville sont loin derrière nous (l’aide aussi). La légende raconte que quand un salaud meurt, avant d’aller en enfer, il doit passer par là. Si vous restez toute une nuit, paraît que vous pouvez voir les âmes défiler en hurlant de peur comme dans Ghost à la fin.

3.    Le Paradis

Coopérative de solidarité artistique, Le Paradis regroupe plusieurs
organismes culturels dont le journal d’opinion Le Mouton noir, la troupe
de théâtre L’Exil, le regroupement de musiciens expérimentaux Tour de
bras, Caravanesérail, centre de diffusion en art visuel,  la Ligue
d’improvisation de Rimouski et Paraloeil, organisme dévoué à la
diffusion et à la production cinématographique. Sur le point de
déménager en plein centre-ville dans des locaux plus grands et plus
modernes, le Paradis est en pleine expansion et ça promet : c’est le
cœur et l’âme de la culture émergente rimouskoise. À titre de
comparaison, on peut dire que ça ressemble à la Méduse à Québec ou à la
Factory à New-York les amphétamines en moins.

4.      Une bonne place pour manger

Il y a en a pour tous les goûts, mais le Bistro Chez Saint-Pierre est un incontournable.  Pour un prix raisonnable, vous pouvez manger comme Au pied de cochon, avec vue sur la Cathédrale en plus. La dernière fois que j’ai amené ma copine manger là, elle m’a demandé en mariage tellement c’était bon (c’était peut-être seulement « l’effet Cathédrale »…). La sélection de vin est impressionnante et le service impeccable. Les produits qu’ils offrent viennent presque tous de la région et une attention particulière est portée au côté biologique. Hein ? Si j’ai dit oui ? Mais non.

5.    L’Eden

Il y a deux bars de danseuses à Rimouski, mais ce n’est pas important. Arthur Buies disait que les plus belles filles au monde se trouvent ici, au Bas-St-Laurent. Il savait de quoi il parlait, le journaliste. À ce sujet, il y a un gros baby-boom en ce moment. Appuyés par une Maison des naissances à Mont-Joli, plusieurs jeunes couples à l’aube de la trentaine fondent des familles à Rimouski. La fin de semaine au Parc Beauséjour ou sur les trottoirs du centre-ville, les poussettes sont nombreuses.

6.    Une bonne place pour travailler

Telus emploie des milliers de personnes à Rimouski. Cette entreprise est implantée ici depuis plusieurs années et elle offre des salaires très intéressants. Comme la ville est aussi touristique, beaucoup de gens travaillent dans le domaine du service. Les emplois au niveau gouvernemental  sont très nombreux et demeurent les plus intéressants. Avec le vieillissement d’une certaine tranche de la population, plusieurs postes risquent de s’ouvrir dans les années à venir.

7.    Death Cab for cutie

La dernière fois que je suis allé chez Audition musik, le disquaire, il y avait le dernier de Death cab for cutie qui jouait dans le magasin. Pas du Marie-Hélène Thibert non. De la bonne musique. Si on peut penser qu’en « région », parfois, ça manque de goût, ce genre de magasin est là pour prouver le contraire. Dans les W il y a 9 cd de Tom Waits. Pas loin, dans les Y, 7 cd de Neil Young dont deux importations japonaises. Il y pas mal de vinyles neufs, une section métal raffinée et 5 postes d’écoute. Excellente place à fréquenter pour se remonter le moral ou quand ça va bien.

8.     Une bonne place vivre

Depuis peu, il y a un système d’autobus. Appuyé par un autre service du genre appelé taxibus, il est possible de vivre ici sans voiture. Les loyers sont abordables voire très abordables surtout en périphéries. Un gros projet immobilier appelé Les Deux tours est sur le point d’être finalisé et cela devrait libérer beaucoup de logements. Au niveau social, on ne se sent pas comme dans une petite ville où on a l’impression que tout le monde se connaît. Évidemment, c’est possible de connaître pas mal de monde, mais c’est aussi possible de vivre de façon indépendante sans se sentir observé et jugé partout où on va.

9.    Le Bien et le Malt

Côté vie nocturne, les choix sont nombreux. Le Bien et le Malt, une brasserie artisanale, demeure un excellent choix pour débuter une soirée sur une bonne note. Ils fabriquent leur propre bière souvent avec des ingrédients d’ici. Dernièrement, ils ont même réussi à faire une bière maison sans alcool qui est rapidement devenue la favorite des chauffeurs désignés. Ils présentent des soirées Slam, des tables rondes à saveur philosophique animées par des profs du département de philo et plusieurs soirées avec des chanteurs connus et moins connus. Pour balancer avec La Poule, la bière à 0% d’alcool, ils offrent la Pie VII, une bière très forte qui fait parler beaucoup. La favorite de ceux qui ont un chauffeur désigné dans leur bande.

10.    Une bonne place

Rimouski est comme un bon album de musique : la première écoute peut sembler ardue, mais quand on accroche et qu’on se met à comprendre sa mécanique, sa profondeur, on ne peut plus le quitter.  Je ne suis pas originaire d’ici, mais j’y réside depuis 7 ans. J’ai visité plusieurs autres villes, mais je reviens toujours à celle-ci. Comme je finis toujours par me retaper les albums des Beatles.

Rimouski en images

Le Ozzy de Rimouski

Dans le sous-sol à Fabrice

  • Alice

    Très bon article et pour une fois, ça donne une image positive de ma ville natale. Dommage que l’article contienne de nombreuses fautes (« sans se sentir observer et juger » – ouf!). Pas de correcteur chez Urbania?

  • Steven Lee Potvin

    Super article par un super pote. Enfin, un pseudo sentiment de fierté par rapport à Rimouski, ça fait du bien. Good job Gagnon.

  • Maude

    J’adore!Ça exprime bien la fierté que je ressens à l’égard de ma petite ville =)

  • Le Podcasteur

    Excellent billet! Wow! :) Une très belle représentation en images et en mots de la ville. Je suis dans la vingtaine et je n’ai pas peur de dire qu’après 3 ans vécu à Montréal, j’étais vraiment heureux de revenir ici!

  • Rachel

    Bravo Emy! Tes photos de RImouski sont très belles! Un beau portrait de notre chère ville régionale! Bonne continuité dans la grande Marche! Rachel&Guillaume;: )

  • Franckguy

    Excellent post!

  • Vincent Bélanger

    Très bon résumé. :D

  • R. Marquis

    Très bon billet!
    Reste une petite faute : « Ils présentent des soirées Slam, des tables rondes à saveur philosophique ANIMÉES par des profs du département de philo (…) »

    Continue ton bon travail!

  • Hélène Pelletier

    Enfin! Preuve que la confrontation RDL-Rimouski est bel et bien terminée!

    Merci beaucoup Louis!

    Hélène Pelletier

  • Stéphanie

    J’adore cette belle présentation de ma ville d’origine. Je n’y habite plus depuis près de 10ans, mais j’y reviens souvent et suis bien fière de cette ville qui fut la mienne.