Madame la ministre,

Le 28 février dernier, à titre de ministre de la Condition féminine nouvellement entrée en fonction, vous avez affirmé à La Presse Canadienne que vous étiez plus « égalitaire que féministe ». Votre prise de position surprenante a provoqué un tollé. En réponse, vous avez précisé que vous « étiez féministe à votre manière ».

Ces derniers jours, à votre suite, quelques personnalités publiques, la plupart du temps des femmes, ont déclaré publiquement qu’elles n’étaient pas féministes. Comme si, encore aujourd’hui, on pouvait encore douter de la nécessité du féminisme. Certaines jeunes femmes condamnent aussi, parfois violemment, le féminisme sur le blogue « We Don’t Need Feminism! »

Mais que peut bien vouloir une ministre de la Condition féminine en désavouant le féminisme? Se faire du capital politique?

Vous avez pourtant versé quelques larmes sur le sort d’autres femmes. C’était après la diffusion du reportage d’Enquête à ICI Radio-Canada, qui a révélé au public les allégations de sévices sexuels, d’abus de pouvoir et d’intimidation à l’endroit des femmes autochtones dont faisaient l’objet des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d’Or.

Comme nous tous, vous avez été consternée d’apprendre que des femmes autochtones avaient été victimes de violences sexuelles et racistes aussi innommables qu’odieuses. Le sort des survivantes autochtones qu’on a brimées, méprisées, agressées et réduites au silence dans l’indifférence pendant tant d’années est désormais connu de tous. Vos larmes m’avaient fait croire que vous étiez sensible à cette inégalité persistante qui réitère la nécessité d’un mouvement social comme le féminisme.

Et pourtant non. Vous avez désavoué vos larmes.

Si ce n’était que cela. On vous a aussi désavouée, madame la ministre. Une femme de pouvoir n’a pas le droit de se montrer vulnérable ou sensible, elle y perd sa crédibilité et se fait traiter d’émotive ou d’hystérique. On dira que c’est à cause de sa nature qu’elle pleure. L’argument naturaliste, encore et toujours. Et si vous vous étiez montrée froide et dure, on vous aurait reproché d’être une insensible. On a délégitimisé votre parole. Qu’aurions-nous dit d’un de vos collègues masculins s’il avait montré de la sensibilité devant une situation aussi navrante et pathétique?

Votre cabinet ministériel vous a mise en punition comme si vous aviez failli. Vous savez comme moi à quel point tous les gestes politiques aujourd’hui sont dictés par l’image. Considérant cet événement marquant dans votre parcours politique, on vous aurait imaginée plus ouverte à la cause des femmes.

Vous doutez encore?

Je ne comprends pas quel est le malaise à se dire féministe en 2016. La peur de ne pas avoir l’air fine? De passer pour la méchante, la radicale? La peur de ne pas être reconnue à votre juste valeur par le Boys Club du milieu des affaires ou politique? Se dire égalitariste fait fi des inégalités sociales sexospécifiques qui sont la raison d’être du Conseil du statut de la femme.

Les années 2014 et 2015 auront marqué dans le mouvement féministe le début d’un second souffle, comme l’exprimait avec justesse Francine Pelletier dans son livre Second début. Je croyais bien naïvement qu’il n’y avait plus de risque à se dire telle. Même Beyoncé et Taylor Swift se targuent de l’être. J’ai eu tort.

Votre voix s’ajoute à d’autres dans ce qu’on pourrait qualifier comme un ressac antiféministe.

Le phénomène n’est malheureusement pas nouveau. Dans son ouvrage Backlash : The Undeclared War Against American Women, Susan Faludi parlait déjà du concept en 1991, époque où se dire féministe équivalait à être jugée comme une « frustrée ». Le backlash, c’est la réaction conservatrice devant les changements sociaux encore à faire.

Dans notre société où règne l’utopie néo-libérale axée sur la performance et la réussite, on dirait bien que certaines de celles parmi les plus privilégiées réfléchissent trop peu sur les conditions de leur réussite. C’est un problème. Qui le veut bien ne peut pas tout avoir. Je pense notamment à ces femmes autochtones – j’aimerais dire leurs noms si c’était possible – qui, par un hasard de la vie, ont vécu, vivent et vivront toutes sortes d’inégalités et d’épreuves, parce qu’elles sont des femmes autochtones. Non, toutes les femmes et les hommes ne partent pas sur le même pied d’égalité sur le terrain, et la course ne se gagne pas toujours au mérite.

Que la ministre de la Condition féminine du Québec ne se dise pas haut et fort féministe révèle un recul affligeant. Parce qu’on est en 2016.

P.S Je vous envoie le livre de Chimamanda Ngozi Adichie, une écrivaine et militante nigériane féministe, We should all be feminists (traduit en français sous le titre Nous Sommes tous des féministes). On distribue dans les établissements scolaires suédois à tous les jeunes Suédois de seize ans cet ouvrage essentiel. Je vous enverrai à chaque trimestre de votre mandat une copie de ce livre et ce, tant et aussi longtemps que le gouvernement québécois ne prendra pas l’exemple sur la Suède.

***

Pour lire un autre texte sur le féminisme : « Natural Born Féministe » par Koriass

  • Al Pacino

    Un t-shirt avec écrit dessus « Je parle féministe ». Quel courage en 2016, wow! Y a-t-il une cause plus politiquement correcte et trendy ces dernières années?!

    Je ne connais pas l’âge de l’auteur, mais elle a l’air très jeune.

    Qu’est-ce qui fait qu’une femme de 25 ans, au Québec, en 2016, peut être aussi férocement féministe? Madame Dion, sincèrement, comparez-vous à un jeune garçon de votre école primaire ou secondaire. Vous croyez vraiment que vous n’avez pas eu les mêmes opportunités et que les mêmes ambitions ne vous sont pas permises? Quel mensonge. Vous avez tout et même plus. Vous avez été choyée, coucounée, valorisée, encouragée, contrairement aux personnes de votre âge de sexe masculin qui n’ont pas eu ce privilège. Et au lieu d’admettre cet état de fait, vous rajoutez une couche de misandrie.

    Votre combat est un combat d’intolérance envers les hommes et non d’humanisme.

    • Rebecca Becky Valade

      Oh, cher Al Pacino.

      Vous venez d’illustrer, en moins de 500 caractères, ce pourquoi Léa (et je me permet de la tutoyer, parce que moi aussi, je suis une jeune féministe de 25 ans) a écrit cette lettre ouverte à Madame Thériault. Continuez de vous réconforter dans votre mysoginie et continuez de vous dire que tout vous est dû. La définition même du féminisme est de promouvoir l’équité entre les hommes et les femmes, parce qu’en 2016, ce n’est pas encore atteint. Alors, épargnez-nous votre discours humaniste-égalitariste.

      Sur ce, je vous souhaite une excellente journée Internationale de la Femme et je vous invite à vous battre pour les droits des femmes qui ne sont pas reconnus dans notre société.

      • Al Pacino

        Je vous invite à vous éloigner de votre discours misandre (parce que votre combat déguisé en humanisme n’est rien d’autre que de la misandrie), cesser l’intimidation de ceux qui prônent la VRAIE égalité et finalement, vous battre pour que les iniquités vécues par les hommes au Québec puissent, elles aussi, peu à peu disparaître.

        Si on suit votre raisonnement, quiconque conteste votre intolérance, votre haine, votre misandrie, est un mysogine? Et Sophie Durocher, et Lise Thériault sont des mysogines?

        Il est temps de nommer les choses comme elles sont: votre discours est essentiellement motivé par la haine de l’homme et très peu par une quelconque forme d’humanisme.

        Par surcroît, m’inviter de façon condescendante, à me joindre à votre haine envers moi-même (faudrait être fou), c’est un peu too much.

        Je pourrais débattre avec vous devant un micro et réfuter chacun des supposés « combats » féministes qui ont cours ces jours-ci (salaire égale, tâches ménagères, représentation dans les postes de pouvoir), de manière à ce point limpide que vous n’auriez plus rien à dire. Mais les médias sont à ce point complaisants envers les misandres comme vous qu’ils ne vous opposent jamais de point de vue divergent. Sauf si c’est une femme, comme Sophie Durocher, et même, sa critique est pour le moins modérée.

        Sérieusement, avoir 25 ans au Québec, être une femme, et être férocement féministe??

        Sérieusement?

        Votre genre est l’enfant chéri d’une génération, vous avez non seulement eu toutes les opportunités que les garçons de votre âge ont eu, mais même davantage. Vous avez été à ce point valorisée que vos collègues masculins ne se rendent même plus à l’université, ils en sont maintenant exclus, et ce dans quasi tous les domaines. Dites-moi Mme Valade, que faites-vous pour lutter contre cette iniquité vécue par les hommes?

        Mais ce n’est pas assez pour vous. Il faut poursuivre le processus de d’annihilation de l’homme. Oui, il reste beaucoup de chemin à parcourir…

        • Josiane Stratis

          Toujours là pour désavouer le mouvement féministe mon Al. *eyes roll*

          • Al Pacino

            Ouep, toujours là pour désavouer la haine.

          • Josiane Stratis

            ahahahaha tu es drôle.

          • Céline

            Hé bien, où va-t-on??? Moi, qui suis une féministe de la première heure, qui ai crié «Libérez Morgantaler» quand il était en taule, je suis un peu dépassée. Ce Al Pacino qui n’écrit pas sous son propre nom n’est qu’un imposteur, allez! Sous sa plume provocatrice, il n’y a rien, pfft! Que du vide et une méconnaissance incroyable du mouvement féministe, de son histoire et des gains incroyables qu’il nous a fait faire, à nous, les femmes. Penser que ça s’est fait au détriment des hommes est une grossièreté. On n’argumente pas avec ces gens-là, ça ne sert à rien! On les laisse parler, mais on se rend vite compte qu’ils ne parlent qu’à eux-mêmes! Pour en revenir au propos central, je crois qu’il y a effectivement de la désinformation quant au mouvement féministe. Mais nous n’avons pas beaucoup d’information sur grand-chose, de nos jours, n’est-ce pas? Certains blogues et une information parallèle nous montrent que le mouvement féministe est multiforme et, malgré tout, en bonne santé. Les féministes sont démocrates. Actuellement, au Québec, la condition des femmes recule sur plusieurs plans: éducation, enfance, famille, santé, équité. Ce gouvernement n’est préoccupé que de rentabilité et austérité, sabrant ainsi dans de nombreux programmes sociaux dont les femmes seront les premières victimes.

          • Josiane Stratis

            Mon rire était sacastique

          • Pop

            Tiens tiens tiens, madame Stratis qui me méprisait pour mes fautes, votre sacasme est tres itonique…

          • Josiane Stratis

            Han? Difficile de te comprendre pop.

        • Rebecca Becky Valade

          Monsieur Pacino,

          Encore une fois, vous prouvez mon point. Comme vous le dites si bien, je continuerais « mon discours de la haine des hommes » avec mon père, qui tout comme moi, se considère féministe.

          Ah, mais c’est vrai! Qui suis-je pour m’opposer à des idées véhiculées par des hommes au pouvoir? Probablement seulement une jeune féministe de 25 ans, frustrée, qui haït les hommes. Vous m’excuserez, j’irai m’apitoyer sur mon sort de « d’enfant chéri » et continuerai de me battre pour une cause « politiquement correcte et trendy ». Mais pour qui me suis-je prise pour vous répondre ainsi et blesser votre ego d’homme humaniste, la « VRAIE » définition de l’équité.

          Milles excuses, je retourne à mes bancs d’école afin de continuer à m’instruire et de connaître ces femmes avant moi, qui ont tracé un chemin afin de me permettre d’aller à l’école, justement.

          • Al Pacino

            Sophie Durocher, qui se dit féministe, écrivait en toutes lettres que de plus en plus de féministes extrémistes ternissent un mouvement qui à la base visait l’égalité mais qui depuis longtemps suinte la misandrie. Elle écrit notamment que la haine des hommes de Lise Payette est devenu très évidente (ce que tous les hommes savent depuis longtemps). Elle cite notamment Aurélie Lanctôt comme vecteur de cette haine, et vous faites partie de la même catégorie qu’elle.

            Quand une femme comme elle dit ça, une femme qui se dit féministe, il est peut-être temps d’assumer la haine que vous portez.

          • Fred M

            Si Sophie Durocher l’a dit, c’est que c’est sûrement vrai, c’est bien connu. Même que Martineau doit l’appuyer, double référence!
            *eye roll* aussi

          • Rebecca Becky Valade

            Mais j’oubliais la crédibilité sans nom de Sophie Durocher! Oh grâce, pardonnez mon erreur! C’est sûr que si c’est écrit dans le journal de Montréal, ça doit être vrai! Tout comme, au dire de Sophie Durocher, Richard Martineau est féministe. Mon dieu, veuillez excuser mon ignorance. Comme Geneviève St-Germain l’a dit : « I’ll drink to that » en espérant que si la définition du féminisme se résume à celle qui se trouve dans le Journal de Montréal, qu’elle ne se multiplie pas comme une Hydre de Lerne!

          • Al Pacino

            Ah j’oubliais, la crédibilité de Léa Clermont-Dion, Aurélie Lanctôt et Rebecca Becky Valade…

          • Rebecca Becky Valade

            Mais c’est si flatteur de votre part de comparer ma crédibilité à celle de Léa et Aurélie! Oh Al, charmeur, allez!

    • Josiane Henault-Campeau

      Je considère que ce discours, que vous n’êtes, malheureusement, pas seul à porter, est désolant et frappant d’ignorance. Beaucoup reste à faire au Québec, mais encore plus dans le monde, avant que l’on puisse considéré que les droits des femmes sont égal aux hommes. Je ne m’étendrai pas sur les faits – documentés et largements diffusé – qui démontre que l’équité salarial ou l’accès à certains types d’emplois sont encore des sujets actuels, puisque cette information est factuelle et facilement disponible. La nié n’est qu’une preuve d’ignorance, et non d’opinion. De même que les statistiques sur le nombre d’agression physique et sexuelle commis envers les femmes. Ceci veut-il dire que les agressions subis par les hommes ont moins d’importance? Pas le moins du monde. Par contre, la différence en quantité et en contextualité en fait un enjeu différent. Plus important, non. Mais différents et bien souvent inéhrent à une ideologie véhiculant l’infériorité de la femme. Ou sont devoir d’obédience. Parlons enfin de fait plus subtil. Plus sentie. Savez-vous combien de jeune fille doivent encore rentré plus tôt que leur confrère masculin, souvent au sain d’une même famille, parce que ce sont des filles? Combiens d’entre elles ne peuvent pas rentrer seule le soir sans être accompagnée? On leurs enseigne – largement et actuellement – qu’être une fille, c’est dangereux, c’est être vulnérable, c’est se priver de certaines activités ou de certaines choses parce qu’on doit se protéger… Et cette éducation ne tiens pas tant à de la mauvaise volonté, sinon à des statistiques (celles que vous n’avez pas lu) qui effraie les parents quand aux probabilité de viol, d’enlèvements ou d’être drogué à son insu dans un party. Et en tant que femme, on continue à avoir peur, à prendre un taxi plutôt que de rentrer à pied, à éviter de sortir seule… Au canada, on parle d’une femme sur 2 à avoir été abusée sexuellement… Est-ce que tout ceci a un quelconque rapport avec de l’intolérance envers les hommes? Pas du tout. On parle seulement de fait ici. Les hommes, de nos jours, vivent aussi plusieurs problématique qui leurs sont propre. On assiste effectivement à une augmentation alarmante des abus physique envers les hommes. Bien que la proportion soit bien inférieur, un problème majeur y est rattaché: le stéréotype de puissance qui les empêche d’aller chercher de l’aide, à tous les niveaux. C’est entre autre pour cela qu’alors qu’une plus grande proportion de femme reporte souffrir ou avoir souffert de dépression, une plus grande proportion d’hommes se suicide. Est-ce à prendre à la légère? Absolument pas. Les hommes sont aussi plus propice au décrochage scolaire. Un autre problème qui cible plus les garçons. Cela dit, adressé les problèmes de l’un ne discrédite pas ceux de l’autre. Et dans le monde, la cause du droit des femmes est alarmante. et dans notre monde mondialisé (qu’on le veuille ou non), le droit des femmes, même chez nous, est fragilisé par la violence toléré partout ailleurs. Et la preuve, est qu’en 2014, le parti conservateur a bien failli mettre de dramatiques conditions sur le droit à l’avortement, la culture du viol se répends dans les écoles secondaires et finalement, il y a vous, qui désavouer sans fondement un article pourtant bien monter qui se réfère à des faits beaucoup trop documenter pour pouvoir les nier.

      • Al Pacino

        Grand dieu, quelle nouvelle.

        Les femmes vivent des défis propres à leur condition féminine. Ainsi, elles doivent faire un peu plus attention lorsqu’elles rentrent chez elles le soir. Appelez Jean-Luc Mongrain quelqu’un.

        Savez-vous quoi? Peu importe les lois que vous passerez, cette réalité naturelle et physique ne changera jamais. Peu importe votre vertu, votre bien-pensance et les beaux et grands principes desquels vous vous réclamez (la plupart du temps, faussement), cette réalité ne changera jamais.

        Les hommes et les femmes étant différents, il y aura toujours des défis propres à la réalité féminine. Mais voici, j’ai une petite nouvelle pour vous: il y a aussi des défis propres à la réalité masculine. Je sais, ça vous fera l’effet d’une bombe de l’entendre car ce n’est pas très politiquement correct et en plus vous oubliez souvent que l’homme fait partie de l’humanité, mais les hommes aussi vivent des difficultés, des défis et de la discrimination à cause de leur genre. En dehors de votre nombril, il y a aussi des défis vécus par ceux qui n’ont pas de vagin. Oui oui, je vous l’assure.

        C’est assez fascinant vous voir dire que les hommes, EUX, ne vivent pas la peur de rentrer chez soi seuls le soir, ni celle d’être agressé de manière aussi aigu qu’une femme. EUX ne vivent pas ça. Comme si, de par ce fait, les hommes ne pouvaient prétendre vivre des défis propres à leur condition. Vous montrez dès lors de manière éclatante à quel point votre féminisme est narcissique et nombriliste: ainsi donc, si les hommes ne vivent pas les difficultés que les femmes vivent, c’est donc dire qu’ils n’en vivent pas du tout. Avez-vous seulement pris deux secondes pour vous informer sur la réalité masculine? Ou bien vous êtes seulement intéressée à victimiser narcissiquement votre propre sexe et prétendre au titre mondial de la souffrance entre les genres?

        Pour ne nommer que quelques réalités, en voici quelques-unes:
        -décrochage scolaire alarmant chez les jeunes garçons;
        -Taux de suicide beaucoup plus élevé, et ce de manière écrasante;
        -Déshumanisation et imbécilisation dans les publicités et à la télévision;
        -Misandrie omniprésente largement tolérée dans la société en général;
        -Violence conjugale féminine largement sous-évaluée, notamment la violence psychologique et surtout socialement tolérée et même encouragée;
        -Système de justice longtemps systémiquement biaisé envers les femmes en matière de divorce;

        Pour ne nommer que ceux-là.

        Tous des sujets qui ne vous intéressent pas bien sûr, puisque ce sont des réalités vécues par l’autre moitié de l’humanité que vous refusez de reconnaître comme tel. Un homme, au Québec, ça ferme sa gueule et ça prend son trou. Vous êtes habituée à faire face à ce genre de larve castrée conditionnée à se la fermer.

        Tough luck, ce n’est pas mon cas.

        En terminant sur les salaires. Il est évidemment non contesté que les femmes gagnent en moyenne environ 77% des revenus des hommes. Ce que vous refusez d’analyser et de porter à l’attention du public (parce que la réalité n’intéresse pas les féministes), c’est que il a été largement démontré que cet écart de revenus n’est pas dû à une chimérique discrimination du patriarcat, mais plutôt, en 2016, aux CHOIX de carrière que les femmes font, et des choix à l’intérieur de leur carrière. Par exemple: je choisis de travailler 90 heures semaine dans un bureau d’avocats à 200 000$ par année ou bien je travaille au gouvernement pour 90 000$ par année. Ou bien, je choisis de devenir médecin de famille et faire 200 000$ au lieu d’être neuro chirurgien à 600 000$ par année. Des CHOIX. Et oui, les femmes font des choix libres et volontaires. Tu peux pas travailler 3 fois moins et exiger le même salaire.

        • Josiane

          En fait, je ne comprends simplement pas ce qui vous choque… et je suis sidérée par la projection que vous faites: quelqu’un dit féminisme, vous entendez haine. Êtes vous conscient que la seule haine exprimée et vécue est la VOTRE! Celle que vous entretener envers le féminisme tout en perpétuant un dialogue de sourd? Je vous dit, la conditions des hommes doit aussi être pris au sérieux, vous me récrier: MISANDRE!!! Je vous invite sincèrement à vous questionner sur ce qui vous blesse dans la lutte pour le droit des femmes et commencer à penser vos cicatrices plutôt que de continuer à véhiculer ce discours haineux. Le droit des hommes vous tiens à coeur? Pourquoi ne pas mettre vos énergies à militer pour qu’ils soient nommer et reconnus plutôt que vous conforter dans votre rôle de victime. Je constate que l’on est plusieurs à tenter de faire germer une idée toute simple en vous: LE FÉMINISME N’EDT PAS CONTRE LES HOMMES!! Je n’irai pas jusqu’à défendre que le féminisme défend le droit des hommes, je comprends parfaitement que les problèmes masculuns ne sont pas justement représenter pas le mouvement feminisme, je vous rapellerai toutefois que ce positioner pour quelque chose ne signifie pas rejeter tout le reste. Une oetite metaphore au cas ou mon propos ne vous soit pas encore clair: si on vous amène à la crèmerie et qu’on vous demande de choisir une crème glacé. Vous choisissez chocolat. Cela signifie-t-il que vous détester la crème glacer à la vanille? Que vous voulez qu’elle soit héradiquer du marcher, que vous jugerai et engueulerai tous ceux qui choisirons la crème glacé à la vanille? Pas du tout!!! Et bien c’est la même chose ici. Choisir de militer pour le droit des femmes ne signifie en rien que vous détester les hommes. Pour conclure, je voudrais vous faire prendre conscience que votre lutte hardue contre le féminisme n’aide EN RIEN la cause des hommes. En fait, elle lui nuit. Elle attise la résistance et la haine, oui. Non envers les hommes, mais envers l’intolérance, les dialogues de sourd et le refus de compréhension. Je ne sais pas ce que des femmes ont pu vous faire pour que vous soyer si haineux, mais s’il vous plait, enlever vos oeillère et regarder un peu plus loin que votre égo blessé.

          • Al Pacino

            C’est drôle, vous me posez la question, pourquoi tant de haine? C’est exactement la question que je me pose quand je lis l’intolérance féministe dans les chroniques comme celles-ci. Qui, soit dit en passant, sont omniprésentes dans les médias.

            Vous ne cessez de parler de haine. Est-ce que j’éprouve une aversion envers le discours féministe? Absolument. Ai-je raison? Doublement absolument.

            Vous ne cessez de parler de haine, mais ce sont les Lise Payette, Aurélie Lanctôt, Léa Clermont-Dion et autres « militantes » de la haine qui répandent cette haine. Pas moi. La haine de l’homme suinte de leur discours. Moi, je ne hais pas les femmes, je hais le discours féministe haineux.

            Le féminisme tel que pratiqué actuellement, oui, est bel et bien contre les hommes parce qu’il répand la misandrie, sous prétexte d’humanisme. Mais les combats féministes de 2016 en Amérique du Nord sont la plupart du temps basés sur des statistiques traficotées et très largement exagérées, sur des mythes et légendes perpétués par un lobby très puissant.

            En ce qui concerne la violence conjugale, il a été démontré maintes et maintes fois que la violence conjugale n’a pas de sexe et que autant les femmes que les hommes en sont coupables. D’ailleurs, la violence psychologique, tout aussi dommageable que physique, est plus souvent perpétrée par les femmes. Mais voilà, le lobby féministe n’en parle pas souvent. Car la réalité, les chiffres, les faits, ça n’arrange pas trop les féministes. Les chiffres et les faits sont là mais vous ne voulez pas les voir.

            Le partage des tâches ménagères? Tous les jours on nous bassine les oreilles avec ce débat complètement factice. Ainsi, les hommes en feraient moins. Vaisselle, ménage. Ok, et les tâches habituellement faites par les hommes sont-elles comptabilisées? Ordures, rénovations, pelletage de la neige? Aucunement. C’est une véritable farce. Je pourrais par conséquent sortir une étude qui parle du partage inéquitable des tâches ménagères mais en prenant celles réservées aux hommes, parce que ça m’arrange tiens.

            Concernant le fossé des revenus, j’ai exposé plus haut pourquoi tout cela est un mythe. Simple et facile. Mais vous ne voulez pas voir.

            Mais savez-vous quoi? Je n’ai pas le doit de parole parce qu’un homme, c’est bien connu, c’est un trou-de-cul, un violeur potentiel (et probable), un salaud, un trompeur, un manipulateur, un crosseur.

            C’est précisément les genres de mythes bidons véhiculés par le lobby féministe (comme le partage supposément inégal des tâches ménagères) qui fait passer les hommes pour tous les qualificatifs que je viens d’énumérer.

            Alors non, je ne cesserai pas de dénoncer le mensonge et l’intolérance des féministes.

            Pouvez-vous me dire ce que ça donne de monter constamment les hommes et les femmes les uns contre les autres en imaginant des chimériques complots de domination d’un genre envers l’autre. Et même si c’était vrai que le partage des tâches dans les couples était inéquitable (ce qui est complètement faux), pourquoi est-ce que les femmes, qui sont des grandes personnes, ne seraient pas assez grandes pour demander à leur conjoint d’en faire plus?

            Alors exposer ce genre de fumisterie, c’est de la haine? La haine, c’est plutôt le refus de celle qui a l’évidence en face d’elle mais se bouche le nez et les oreilles tout simplement parce qu’elle refuse de changer sa posture idéologique.

            C’est drôle, quand une féministe crie haut et fort, on dit qu’elle se tient debout pour ses droits.

            Un homme qui dénonce l’intolérance? Ah, lui, c’est de la haine.

    • Josiane Henault-Campeau

      Ah oui, je voulais vous laisser un petit video – parmis des milliers – en espérant qu’ils vous aide à vous défaire un peu de vos oeillères!
      https://www.youtube.com/watch?v=uZYXEXb99Zs

      • Al Pacino

        Ok, j’avais mis un lien vers un vidéo de Christina Hoff Sommer, universitaire américaine, qui déconstruit le mythe du  »wage gap ».

        Qu’est-il arrivé à ce vidéo?

      • Al Pacino
    • Laurence Ménard

      Monsieur, en réponse à votre position selon laquelle les femmes au Québec sont “privilégiées”, particulièrement celle de la génération Y, je vous invite à consulter le document suivant:

      http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/publications/FaitsSaillants_octobre2010.pdf

      Il a été publié par le Ministère de la Culture, des Communications

      et de la Condition féminine en 2010. Il ne s’agit pas d’un texte d’opinion, mais de faits statistique sur l’état de l’égalité homme-femme au Québec.

      Parmi ces statistiques, vous verrez que, comme vous le souligniez, les hommes sont maintenant moins nombreux à compléter des études post secondaires que les femmes au Québec. Est-ce qu’il y a un problème avec le système d’éducation actuel? Est-ce que les garçons sont suffisamment accompagnés dans leur parcours primaire et secondaire pour avoir la motivation de continuer plus loin leurs études? Ce sont de bonnes questions et il est important de les poser. Il est important qu’en tant que société on se penche sur notre système d’éducation et que l’on s’assure que chacun peut s’y développer à son plein potentiel. Ceci dit, votre théorie du complot selon laquelle les filles sont chouchoutées à l’extrême au détriment des garçons dans le milieu scolaire québécois, ne tiens absolument pas la route. Ce document de la CSQ sur la réussite scolaire des garçons pourra vous éclairer à ce sujet, je l’espère:

      http://www.fss.ulaval.ca/cms_recherche/upload/claire_bon/fichiers/decrochagereussitescolairesgarcons.pdf

      Maintenant, pour ce qui est des questions salariales et de partage des tâches, vous disiez pouvoir “réfuter” un à un les arguments des féministes. Dites-moi, suite à la lecture des statistiques que contient le texte du ministère, vous en sentez vous toujours capable?

      Est-ce que dans les faits les femmes ont moins accès à des postes décisionnelles?Est-ce que la charge des enfants, des personnes âgées et des tâches ménagères repose très majoritairement sur les épaules des femmes? Est-ce que les femmes en moyenne occupe des emplois plus précaires que les hommes? Est-ce que les femmes sont plus nombreuses à occuper des postes à temps partiel? La réponse à toutes ces questions est la même, OUI!! Ce sont des faits.

      Et finalement, en réponse à votre argument selon lequel le mouvement féministe est motivé par la haine envers les hommes, êtes-vous au courant que des hommes adhèrent à la cause féministe? Se disent féministes? Ces hommes, selon vous, sont-ils motivés par la haine de leur propre genre? Pouvez-vous me dire en quoi des personnes qui se battent pour que les femmes ne rencontrent plus certains obstacles systémiques bien réels qui les placent en situation d’inégalité sont motivées par la haine? Elles (ces personnes, pas seulement ces femmes) sont motivées par le désir de justice. Ces obstacles existent et les féministes espèrent pouvoir les faire disparaitre en soulignant leur présence et en engageant le débat dans la société et auprès des pouvoirs gouvernementaux.

      Il n’y a aucune incompatibilité entre le fait d’être féministe, de se battre pour cette cause et la capacité de reconnaitre et d’être sensible à d’autres problématiques.

      Je suis féministe et je me préoccupe de la santé de l’environnement (qui touche tous les êtres humains), des enfants qui vivent dans la pauvreté, des personnes en situation d’itinérance (qui sont principalement des hommes), de la place des ainées dans notre société (peu importe leur genre).

      • Al Pacino

        Il y a une TOTALE incompatibilité entre les mythes que vous répandez et la cause des hommes.

        Vous pouvez sortir toutes les statistiques gouvernementales que vous voulez, mais ça ne change rien. Je ne nie pas que les femmes gagnent en moyenne 77% du revenu des hommes (ce qui est immensément moins vrai pour les moins de 40 ans en passant).

        Ce que je dis, c’est que cette situation résulte de CHOIX libres et volontaires faits par les femmes. Qui n’ont pas à être jugées ni critiquées pour choisir de travailler 40 heures par semaine au gouvernement plutôt que 90 heures par semaine dans un bureau d’avocats privé. SAUF que celui ou celle qui fait 90 heures par semaine sera nécessairement payé davantage. C’est un CHOIX. La femme qui choisit la médecine familiale pour pouvoir passer plus de temps avec ses enfants fait 150 000$ et le neurochirurgien fait 600 000$. C’est un CHOIX. Si tu travailles davantage, tu fais plus d’argent.

        Les statistiques existent, maintenant on peut les interpréter comme on veut. On peut leur faire dire ce que l’on veut. Ce que les statistiques démontrent c’est que les femmes gagnent moins, PAS qu’elles sont victimes d’une chimérique discrimination basée sur leur sexe. Cette situation peut aussi résulter en grande partie de leurs choix.

        Et d’autre part, s’il y avait plus de ministères dédiés à la cause des hommes, on pourrait aussi financer des études qui parleraient des problèmes des hommes. Actuellement, les études visant à dégager des « victim statistics » sont accaparées par le lobby féministe. Donnez-moi des millions, et moi aussi je vais vous en sortir des études qui soulignent les problèmes des hommes.

        • Laurence Ménard

          Si vous passiez un peu plus de temps à lutter pour les causes qui vous tiennent à coeur (il semble qu’elles concernent les hommes) plutôt que d’attaquer les luttes légitimes d’autres mouvements avec tant de véhémence vous pourriez peut-être faire une différence. Ce serait constructif. Vous essayerez ça pour voir. Je ne sais pas si vous avez des enfants, moi j’en ai deux, j’ai 28 ans et je vous jure que les CHOIXS dont vous parlez ne sont pas si simples. Je ne m’étalerai pas sur le sujet avec vous, vous seriez certainement incapable d’ouvrir votre esprit suffisamment pour tenter de comprendre…

  • Al Pacino

    Un peu de culture personnelle pour vous sortir de votre ignorance et de vos préjugés. Sur la question de la supposée iniquité dans les salaires.

    http://www.theglobeandmail.com/opinion/forget-the-gender-pay-gap-the-class-gap-is-much-bigger/article29062711/

  • Pop

    Lourd, très lourd, ramener donc Sarah Labarre tan qu’à y être…

    • Al Pacino

      Avec de tels textes on n’a même plus besoin de la ramener.