À Trois-Rivières, on est heureux. Pour 2011, la ville enregistre un indice relatif de bonheur de 77.10, la classant au 6e rang des villes québécoises, loin devant Montréal (trop chère), Québec (trop plate), ou St-Jean-sur-Richelieu (trop humide?). C’est peut-être à cause des poèmes un peu partout sur les murs. Ou parce que les loyers coûtent pas chers (taux de chômage de 9% oblige). Ou pour un ou l’autre de ces points:

1-    Où cé qu’elles sont les trois Rivières?

Ok. Y’a pas vraiment trois rivières à Trois-Rivières. C’est juste un gros canular. C’est la faute au Capitaine Dupont-Gravé, qui faisait la traite de fourrure avec les autochtones dans le temps : les îles qui séparent la rivière St-Maurice au confluent du fleuve Saint-Laurent lui donnaient l’impression de voir triple!  Il avait peut-être abusé de l’alcool frelatée…Une chose est sûre, quand t’es pas sur la voie maritime, le concept est franchement plus flou.

2-    Ici, on a la 40 dans le cœur…parce qu’elle est au cœur d’la ville.

Pour quiconque sillonne la 40, Trois-Rivières est l’arrêt-pipi par excellence entre Berthierville et Donnacona. Pour ceux qui y vont. En plus, pas de niaisage, l’autoroute passe direct dans la ville. Heille. C’est assez beau. À quand le prix national de design urbain?

3-    Notre ville, c’est une p’tite vieille.

Fondée en 1634, Trois-Rivières est la deuxième plus vieille ville de la province.  Si la plus vieille, Québec, a récemment fêté ses 400 ans en grandes pompes avec Céline Dion, Paul McCartney pis toute le gros kit, les Trifluviens et les Trifluviennes n’ont pas été en reste. Incapable d’attendre ses propres 400 ans, Trois-Rivières a fait tout un plat de ses 375 ans en 2009. Même Jonathan Roy était là!

4-    Trois-Rivières, Rock City; y’a du talent ici d’dans.

À Trois-Rivières, on a nos stars locales. Il y a Gaétan Leclerc, le neveu de Félix, qui reprend de temps à autre les vieux succès de son oncle. Puis Elvis Lajoie, grand admirateur et imitateur du King. Sir Pathétik et sa composition sur la disparition de Cédrika. Et peut-être aussi le policier porte-parole de la Sécurité Publique qui multiplie les « hommages à Michael Bublé ». Mais surtout, il y a le Cowboy. Il ne chante pas, mais avec son coat de cuir et ses bottes Boulet, il parcourt les rues du centre-ville (bon, ok, LA rue du centre-ville) et attire l’attention en posant, en sifflant, en dansant, en remontant ses jeans ben comme il faut et en faisant la circulation. Malgré ses 300 000 occurrences sur Google, personne ne le connait vraiment. Un peu comme le gars qui fait Spiderman sur Ste-Catherine à Montréal. Mais le Cowboy, lui, y fait ça gratiss.

5-    Full racing wannabe St-Eustache

C’est au moment où le printemps revient et que les terrasses sont pleines sur la rue Des Forges (côté Est seulement, parce que c’est juste là qu’il y a du soleil. Là, pis au Bronzage Laguna), que sortent les gros chars ben shinés. Mais surtout leurs conducteurs qui passent et repassent sur la main, la fenêtre baissée, du Sean Paul dans l’tapis. Puis, direction Dairy Queen. Pourquoi? Ben pour aller manger une grosse molle à vanille en ouvrant leurs hoods  dans le parking, en gang. À tourner en rond de-même dans le centre-ville, ils doivent avoir besoin de checker l’huile, tsé.

6-    Une odeur de vieille pitoune

Reconnue pour être la capitale mondiale des pâtes et papiers, Trois-Rivières a des particularités olfactives causées par cette industrie. Aujourd’hui, y’a comme une odeur qui flotte, surtout dans le BDC (lire : bas du Cap-de-la-Madeleine). On dit donc couramment que « ça sent le bas du cap ». Un gars de Laval me faisait remarquer qu’il y a de très bonnes blagues d’hygiène masculine à faire là-dessus.

7-    Notre centre-ville, c’est quasiment comme Miami Beach.

C’est vrai. Avec tous ces restaurants à proximité du majestueux fleuve St-Laurent, on se croirait sur Ocean Drive. Presque. Y’a pas de pitounes en bikini, mais y’a souvent une gang de filles pleines de sueur qui font de l’aérobie dans vieux port, avec Aérobin. Le proprio, Robin (c’est comme un jeu de mots) c’est un roi du fitness, un genre de Josée Lavigueur version trifluvienne.

8-    La Basilique Notre-Dame du Cap

Si vous cherchez un sens à votre vie, pas nécessaire de faire le chemin de Compostelle. Rendez vous à la Basilique Notre-Dame du Cap (C’est dans le BDC… suivez l’odeur!). Y’a déjà eu des miracles là-bas. Pour l’ambiance, allumez un lampion et syntonisez radio Ville-Marie.

9-    Visitez nos meilleures adresses

Trois-Rivières regorge d’endroits mythiques. Après avoir noté à la main le score de votre joute de quilles dans la petite salle Châteaudun, une des plus vieilles du Québec (c’est pas des jokes, ce sont de vraies personnes qui replacent manuellement les quilles tombées et renvoient les boules), il faut se désaltérer. Rendez vous au célèbre Coconut Bar, un lounge polynésien où fleurissent des palmiers en plastique autour d’un lac artificiel, pour y boire un drink dans une fausse noix de coco en porcelaine. Puis direction Le Cabarin : situé dans un sous-sol, le plus vieux bar de la ville, fondé en 1962, semble figé dans le temps. Ses clients aussi. On va là pour danser ou pour aller voir la fameuse statue érotique. Pis ça coûte juste 3 piasses.

10-    Une histoire de fesses

Vous refusez de payer 3 piasses pour aller voir la statue érotique du Cabarin? Vous êtes cheap. Mais vous pouvez tout de même trouver votre compte en arpentant gratuitement la côte Plouffe. Elle a été surnommée la « côte à deux fesses » par la population trifluvienne, à cause de sa forme coquine. C’est un peu moins sexy, mais vous pourrez y admirer la fresque réalisée par des artistes de…Québec.

La ville de la semaine: Trois-Rivères en images

  • Mcthon

    Bonjour,

    Je comprends mal le mélange de ville heureuse, Cédrika Provencher (qui, à mon avis, n’a rien a voir avec le sujet de l’article), et un policier porte parole qui a un passion. Sommes-nous en manque de cynisme à ce point? Devrait-on envier des loyers à prix dérisoires, du traffic sans fin, oh j’oubliais des rues dédiées au sexe… Non vous avez raison, mieux vaut être la ville la plus sale et en être fier que d’être la plus heureuse… Peut-être que les raisons qui poussent les gens à être heureux, au fond, vous échappes.

  • Maya

    Heu… allo le sarcasme là-dedans… mais c’est nul comme commentaire. Dites-le donc tout haut ce que vous pensez de Trois-Rivières à la place de vous cacher derrière de fausses belles paroles.
    À ceux qui lisent ce pamphlet, s’il-vous-plaît, ne vous fiez pas à ce genre de niaiseries pour vous faire une idée sur une ville que vous n’avez pas encore visiter.

  • Sirion

    Tout ce que tu vois est négatif! C’est toi le problème!

  • Tatiana

    D’ailleurs, ce Robin, il avait aussi tourné une succulente vidéo d’exercices dans le décor des Forges du St-Maurice, qui était disponible ** gratuitement ** sur Illico circa 2008.

  • MarieYou

    Que c’est réducteur comme point de vue sur la ville! On traite Trois-Rivières comme une ville sans envergure, cachée dans le fond d’un rang. Bizarre pour quelqu’un qui, il n’y a pas si longtemps, travaillait au bureau de la députée de Trois-Rivières! Un peu de rancoeur? Pour ceux que ca intéresse de voir le vrai visage de Trois-Rivières, celui médiatisé, mais aussi celui vécu par les gens d’ici quotidiennement (j’en suis!), voici un super petit vidéo sur le centre-ville qui pourrait vous donner un autre point de vue! Bon visionnement!
    http://www.youtube.com/watch?v=AODqwJOZUiM&feature=share

    Et ici, le lien pour Tourisme Trois-Rivières, vous y découvrirez plein de trésors, cachés et publics, ainsi qu’une vidéo promotionnelle : http://www.tourismetroisrivieres.com/fr/index.aspx?gclid=coev-4vh76gcfua8kgodpwduia

  • Claue Trudel

    Quelle description futile de la ville de TR.
    Sur des airs de mauvais sarcasmes, un texte des plus insignifiant.
    Continuez à en fumer du bon en vous pensant  »hot »…
    Une belle perte de temps.

  • Mélissa

    À toux ceux qui ont vu ce texte comme étant réducteur, je le prends plutôt comme un « bien cuit » venant de quelqu’un qui connaît plusieurs anecdotes à propos de sa ville. La commande était clairement de faire voir les côtés drôles de la ville. Pas de ridiculiser ou encore de faire compétition à quelle qu’autre ville que ce soit. En tant que Trifluvienne, rien de tout cela ne m’insulte. Est-ce parce que je suis de ceux qui auraient compris le fameux dicton: Qui ne vaut pas une risé ne vaut pas grand chose ? Je ne sais pas! Je sais cependant que pour les gens qui suivent l’actualité, ce texte est rempli de bons liens qui m’ont fait rire ou sourire. Je sais de quoi parle cette journaliste; je suis Trifluvienne. Ceux qui ne comprennent pas, venez faire un tour à Trois-Rivières, vous verrez comme il fait bon y vivre… combien nous sommes heureux à Trois-Rivières ;) !

  • PL

    Selon moi ma p’tite madamme, vous n’êtes jamais vraiment rester plus d’une journée a Trois-Rivières. Vous auriez simplement la mettre en veilleuse, puis rien dire sur la ville, et en prendre une autre que vous n’auriez pas pris le soin de CALLÉ si bien! Vous me semblez simplement dans la mauvaise semaine du mois et vous aviez besoin de vous défouler quelque part… ou sur quelque chose!

  • Claude

    Si Louis-José Houde ou n’importe quel autre artiste avait tenu ces mêmes propos dans un spectacle à la salle J.Antonio Thompson, vous auriez rit.
    Relisez-le et riez.