L’arrivée hâtive de la neige et du froid est peut-être bien pour ta procrastination d’installation de pneus d’hiver, mais une chose est certaine : ça sent fuckall Noël. Peut-être t’extases-tu à étirer la durée de vie utile de ton beau p’tit manteau de printemps? Peut-être as-tu jubilé au fait d’installer tes lumières de Noël en t-shirt? Peut-être que ça t’émoustille franchement de ne pas avoir encore eu de rapprochements intimes avec ta bonne vieille pelle?

Pourtant, Noël arrive dans un peu plus d’une semaine. Alors, parlons-en que diable!

Voici 5 choses que, j’espère, tu ignorais sur la merveilleuse fête de Noël :

1- Un Noël à ‘pital

À tout seigneur, tout honneur, commençons avec nos voisins du Sud : les Amaricains. Pour la période de novembre et décembre 2013, plus de 15 000 Américains ont visité les salles d’urgence pour des blessures (dont 17 morts!) reliées aux célébrations de la fête du p’tit Jésus (lumières sur le toit, échelles douteuses, incendies reliés aux sapins de Noël, etc.). Fascinant!

Cependant, rien ne dénombre combien de meurtres ont été commis suite à l’overdose facebookienne de l’osti de lutin qui fait des mauvais coups. Rien non plus sur les « accidents malheureux », à savoir combien de dudes se sont présentés à l’urgence avec les figurines de Melchior, Balthazar ou Gaspard coincées dans l’anus. « Euh… j’ai trébuché sur le chien et j’suis tombé… assis dans crèche. » Oué-oué.

2- Un « cadeau » de Noël à l’avance

Selon les données de Facebook, l’une des périodes de l’année les plus populaires pour mettre fin à une relation est environ deux semaines avant Noël. Certains ont déjà reçu ce cadeau, d’autres l’auront dans les prochains jours, mais sinon tu devrais être ok… au moins jusqu’en janvier.

Parce que si tu t’es déjà fait crisser là le 24-25 décembre, écris ton adresse dans les commentaires au bas et URBANIA va t’envoyer une boîte de mouchoirs, un snuggie et le coffret des 10 saisons de Friends. Peut-être une escorte aussi, mais les boss m’ont pas donné suite à cette demande-là.

3- La Seconde Guerre mondiale a changé la game

À chaque année, le 1er novembre, on puncherait tous derrière la tête le pauvre commis que l’on surprend à remplir les étagères de produits de Noël. Alors que les bonbons d’Halloween ne sont même pas déballés, décorations, calendrier de l’avent et arbre de Noël sont déjà bien à la vue. Même si on peut attribuer ceci à la surconsommation et la commercialisation de notre fête préférée, l’origine de cette « extension » date de bien plus loin.

C’est en grande partie en raison de la Seconde Guerre mondiale que la période de magasinage des fêtes a vraiment été devancée puisque les familles devaient envoyer leurs cadeaux à l’avance aux soldats pour que ceux-ci puissent les recevoir à temps pour Noël. Alors en quelque part, tu peux remercier Hitler (not) si t’entends It’s beggining to look a lot like Christmas dans les boutiques le 3 novembre.

4- L’origine de la chanson Santa Claus is coming to town est surprenante

Lorsque tu écoutes Le répondeur des Colocs, tu te doutes bien que le chanteur Dédé Fortin ne vivait pas les moments les plus heureux de sa vie lorsqu’il a composé ce triste hymne. Pourtant, une des plus célèbres et sympathiques balades de Noël Santa Claus is coming to town a été écrite en 15 minutes par un écrivain raté, pauvre et dépressif.

En 1934, James Gillepsie venait tout juste d’apprendre la mort de son frère lorsqu’il a reçu l’appel lui demandant d’écrire « une toune de Noël joyeuse » pour un chanteur. Trop affligé par le deuil, il a dit à son interlocuteur qu’il pouvait bin aller chier il refusa d’abord l’offre puis, après un trajet en métro à se rappeler les souvenirs d’enfance vécue avec son défunt frère, il a écrit les paroles et la chanson fut un succès 24 heures plus tard!

5- Le Père Noël a hâte de passer en Irlande

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, la tradition est de laisser du lait et des biscuits pour le Père Noël lorsqu’il déposera les cadeaux chez toi. Cependant, si jamais le verre de lait n’est pas complètement terminé, il ne faut pas lui en vouloir. Vois-tu, c’est que la tradition en Irlande, ce n’est pas de laisser du lait et des biscuits pour le sympathique barbu, mais bien une pinte de Guinness! Oui, oui! Et considérant que l’Irlande possède environ 1,5 million de foyers… c’est possible que nos verres de lait passent un brin moins bien après.

Également, si jamais ta corniche est endommagée ou que quelques bardeaux de toit sont arrachés, comprends donc que lorsque Santa Claus arrive avec son traineau au Canada, il doit être feeling sur un moyen temps. 1 500 000 Guinness derrière la barbe, j’serais peut-être un peu éméché également. Peut-être que de lui laisser un verre d’eau et deux p’tites Advils serait plus apprécié cette année?

Joyeux temps des fêtes!

Paix,

 Le Moes, également ce dude-là.

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