Hier soir avait lieu le débat des chefs en anglais – que je n’ai pas regardé, non pas par manque d’intérêt, mais plutôt par manque de téléviseur disponible à l’endroit où j’étais – et ce soir se tient le débat francophone – que tous les fans de hockey regarderont, non pas par intérêt, mais plutôt parce qu’ils ont mal compris et qu’ils croyaient que c’était le match des Canadiens qui avait été devancé pour faire place au débat, et non l’inverse. Bref, à défaut de sentir la coupe, ça sent les élections, et il serait plutôt d’adon d’en jaser.

Beaucoup sont déjà tannés d’en entendre parler, mais qu’à cela ne tienne, il faut continuer de le faire. Il faut en discuter jusqu’à temps que tout le monde comprenne qu’il est primordial d’aller voter le 2 mai prochain. Parce que j’ai bien peur que si cette fois-ci la majorité silencieuse reste chez elle à regarder les reprises de Two and a Half Men plutôt que d’aller faire valoir son opinion dans les urnes, vraiment, nous allons assister à une catastrophe. Et j’ai nommé l’ouragan Harper.

Oui, à mon sens, un gouvernement conservateur majoritaire serait un désastre, aussi néfaste pour l’environnement que l’accident nucléaire de Fukushima. Je voudrais bien éviter les comparaisons douteuses (comme celle lancée par une des candidates conservatrices la semaine dernière, qui a comparé Ignatieff à Khadafi), mais il est difficile de me retenir, car on peut aisément déceler quelques caractéristiques dignes d’un régime dictatorial chez l’administration Harper (prenez garde d’utiliser la bonne appellation pour désigner le régime). Je ne peux pas concevoir que nous nous apprêtons à élire ce genre de gouvernement. Pourquoi un peuple qui a la chance de vivre en démocratie voudrait-il nommer comme représentant un ersatz de Ben Ali ou de Kim Jong-il ?

Peut-être que j’exagère, peut-être que je suis de mauvaise foi, mais la bonne foi des conservateurs, elle, où est-elle ? Comment peut-on envisager donner notre entière confiance à des gens qui refusent de communiquer des informations qui sont pourtant d’ordre public, qui mentent à la face de leurs collègues de l’opposition (qu’ils considèrent plutôt comme de véritables ennemis à abattre, chose qu’il leur sera d’ailleurs plus facile d’accomplir lorsqu’ils auront enfin aboli le registre des armes à feu) et qui trafiquent les propos tenus par d’autres pour les rendre avantageux à leur égard ? Il faudrait m’expliquer sérieusement, parce que ça m’échappe… Malgré le fait qu’ils mènent une campagne plutôt difficile et que les tuiles n’arrêtent pas de leur tomber dessus, les conservateurs ont réussi à faire grimper les intentions de vote en leur faveur et s’enlignent vers l’obtention d’une majorité. Parce que oui, dans notre manière de compter, 40%, c’est la majorité. L’histoire du 50% plus un, c’est juste vrai dans les cours de mathématiques du secondaire.

Alors voilà. Notre pays risque bientôt d’être gouverné par une administration majoritairement totalitaire, qui aura été portée au pouvoir par une minorité majoritairement mal informée, au détriment de la réelle majorité de la population qui, de son côté, sera demeurée minoritairement intéressée. Le faible taux de participation est effectivement un des facteurs qui permettra aux conservateurs de gentiment se faire élire, comme le faisait si bien remarquer Chantal Hébert dans Le Devoir du 4 avril dernier, lorsqu’elle soulignait que « le Parti conservateur actuel [… n’] aurait à peu près aucune chance de gagner une majorité gouvernementale si la tranche la plus jeune de l’électorat se présentait massivement au rendez-vous du 2 mai ». Cette citation de madame Hébert circule d’ailleurs un peu partout dans les médias sociaux depuis plusieurs jours. Mais le message sera-t-il entendu ? Combien de gens iront voter ? Combien de jeunes se déplaceront pour aller cocher une petite case ? Qui nous aidera à faire mentir les sondages actuels et à donner ne serait-ce qu’une minorité aux Libéraux ?

Je lance mon propre sondage maison. Je ne veux pas savoir pour qui vous voterez – si vous avez envie de rendre votre opinion publique, bien à vous, mais je sais que certains considèrent cela comme étant « privé » –, non, je veux simplement savoir si vous irez voter et sinon, que vous expliquiez pourquoi. Que vous me l’expliquiez, à moi, mais surtout, que vous l’expliquiez aux 34 000 000 de personnes qui partagent le même pays que vous. À moins que vous n’en ayez rien à foutre de ces 34 000 000 de gens. Le cas échéant, je vous conseillerais tout bonnement de vous acheter une île déserte et de nous laisser essayer de construire une démocratie qui tient la route en paix.

  • yan letarte

    Que fera un gouvernement majoritaire conservateur? Exactement la même chose qu’un classique gouvernement libérale majoritaire, il fera tout pour rester au pouvoir. Il gouvernera selon les sondages. Comme une majoraitée de canadiens sont contre l’avortement, la peine de mort ou la polution à outrance: il n’y a pas de raison de se faire des peurs

  • Benjamin Lemay

    Haha. Drôle de billet. J’ai bien ri rendu au bout du « régime dictatorial »! La comparaison avec Kim Jong-Il était plutôt comique aussi! Ah, ce n’était pas une blague. Extrême droite tant qu’à y être?

    Honnêtement, pour être crédible, il faudrait plus que des ouï-dires tirés de quelque journal séparatiste comme arguments principaux. Le Canada est un modèle à suivre dans le monde et fait partie des puissances mondiales. La seule province qui empêche Harper de rentré majoritairement est le Québec.

    Soit.

    Mais est-ce que c’est le reste du Canada qui est complètement à côté de la « track », ou bien le Québec qui ne saisit pas vraiment les enjeux actuels?

  • Mélissa Verreault

    Peut-être que je me fais des peurs, tant mieux si c’est le cas, mais je préfère être prévoyante et me préparer au pire.

    Mais dis-moi, Yan Letarte, tu iras voter, toi?

  • Mélissa Verreault

    @ Benjamin: «des ouï-dires tirés de quelque journal séparatiste»? De quel journal on parle ici? Si je me rappelle bien, la plupart des hyperliens que j’ai inclus dans cet article étaient tirés du site de Radio-Canada (Radio-CANADA, pense pas qu’ils soient bloquistes, non) et de La Presse (qui est reconnue pour ses allégeances libérales). OK, peut-être que Le Devoir pourrait être associé au nationalisme québécois, mais mon commentaire complet n’est pas basé sur les textes qu’on y publie.

    Et concernant l’ironie, sachez très cher qu’il n’y a pas seulement vous qui est capable d’en faire preuve. Il y en avait effectivement beaucoup dans ce texte, il faut savoir la détecter. Je sais pertinemment qu’on vit dans un des «plus meilleurs pays au monde», je me considère très privilégiée d’être née ici plutôt que je ne sais plus trop où, au Burkina Faso, tiens, mais sommes-nous obligés de nous asseoir sur nos lauriers, sous prétexte que notre pays est un supposé modèle pour les autres et de nous taire sans essayer d’améliorer encore les choses? Rien n’est parfait, ni ailleurs ni ici, et j’aspire à mieux. Toujours mieux, c’est tout. Et je doute que ce soit les Conservateurs qui soient en mesure de nous offrir cela. (Et en pensant, je vous rappelle que l’image du Canada à l’étranger a beaucoup perdu de sa prestance depuis que Harper est au pouvoir….)

    Mais sinon, Benjamin, vous irez voter?

  • Benjamin Lemay

    Absolument que j’irai voter! C’est la première élection à laquelle je peux participer (ah oui l’élection municipale… autre débat) Bref, à 20 ans, c’est ma première élection d' »envergure ». Si le but du papier est d’encourager les jeunes à voter, félicitations c’est vrai qu’il faut une meilleure participation.

    Concernant votre intervention sur le stoïcisme que propose, soi-disant, le parti conservateur, il faut savoir reconnaître qu’est-ce qu’une véritable progression. Si vous avez des valeurs de partage plus gauchistes (sans sous-entendu péjoratif) d’accès universel et de déresponsabilisation des individus et de protection abusive du gouvernement (bon, ok ici on voit peut-être mon allégeance politique), ou si vous avez plutôt une vision de droite (sans sous-entendu la non plus), vous verrez en l’amincissement de l’État, en une responsabilisation personnelle plus grande et en une liberté économique plus grande, un progrès et un avancé. Chacun son débat. J’essaie en fait de me faire l’avocat du diable dans un Québec très à gauche, qui stagne et baisse même dans les dernières années.

    En passant, oui je sais que nous sommes chanceux d’être né au Canada et, non je ne m’assois pas sur mon statut de privilégié canadien, simplement qu’on ne voit pas le progrès de la même façon et je juge pertinent de le souligner.

    J’espère que vous irez voter quand même :P

  • Mélissa Verreault

    Certainement que j’irai voter, comptez sur moi! Et je suis heureuse d’apprendre que vous le ferez aussi, même si nous ne sommes vraisemblablement pas de la même allégeance.

    Même si je suis peut-être plus «à gauche» (je déteste cette catégorisation de gauche-centre-droite, c’est très réducteur), je suis d’accord avec vous au sujet de la nécessité de responsabiliser davantage les individus et de celle de ramener à plus petite échelle la gestion des affaires d’état. Cependant, je n’embarquerai pas trop là-dedans, parce qu’on en a pour des heures! Le but du papier était surtout de stimuler l’envie d’aller voter de mes compatriotes, oui. Cela dit, heureuse de discuter avec des gens qui ont des idées différentes des miennes et qui savent les exprimer et les défendre :) C’est comme ça, finalement, que nous ferons avancer les choses.

  • Mathieu Bardelli

    Ce qui devrait nous faire peur dans un gouvernement majoritaire conservateur, ce n’est pas les questions d’achat d’avions militaires, de baisse d’impôts ou même d’avortement (un peu, quand même). C’est plutôt l’atteinte profonde au fonctionnement démocratique et à la perception que s’en fait la population. Quand un peuple instruit accepte de se faire mentir, accepte que ses représentants se fasse mentir, c’est que notre notion de la démocratie est rendue bien tordue. Ou bien qu’on s’en crisse complétement.

    Il n’y aura probablement pas de catastrophe si Harper obtient son mandat majoritaire. Seulement de plus en plus de dérapages comme nous avons pu en voir cet été au G8, comme les accrocs toujours plus nombreux à la loi sur l’accès à l’information, comme les candidat qui enfreignent la loi électorale, et j’en passe. Moins on respecte une institution, plus elle perd son sens, son utilité et sa raison d’être. C’est ce qui se passe en ce moment avec la démocratie.

    Voter conservateur, paradoxalement, ce n’est pas vraiment encourager la démocratie.

  • Mélissa Verreault

    Mathieu, vous m’enlevez les mots de la bouche (ou du clavier, plutôt!)

  • Maria

    Mathieu,je ne manquerais pas d’aller voté car tu as tout dit ce a quoi je pense.Je ne suis pas doué pour les mots alors je prends les tiens

  • Pseudo obligatoire

    Tout d’abord, désolé d’utiliser un pseudo, mais je n’ai pas le choix, mon employeur m’interdit de me prononcer sur les élections dans les forums, médias sociaux ou autres. C’est étrange de savoir qu’au Canada, je pourrais perdre mon emploi pour avoir exprimer mon opinion quand même.

    Mais si le régime Harper est porté au pouvoir de façon majoritaire j’ai bien peur que je ne serai plus seul à devoir cacher mes opinions. Tous les citoyens finiront par être scruté à la loupe. (ils le font déjà…rappelez-vous l’épisode de la semaine dernière ou des gens se sont vu interdit d’entrer dans un rassemblement parce que leur page Facebook comprenaient des photos d’eux avec Michael Ignatief) Et gare à ceux qui croit à une société égalitaire et juste. Assurez-vous de ne pas l’écrire nul part. Pour Harper, la justice c’est la loi de la nature: que les plus forts mangent les plus faibles, que les riches assouvissent les plus pauvres. C’est plus de liberté pour l’entreprise et plus de lois pour les citoyens. C’est moins de riches, plus riches, et plus de pauvres, plus pauvres. C’est le droit de polluer pour les entreprises et l’interdiction de manifester pour les citoyens. C’est moins d’impôts pour l’entreprise et plus de tarifs pour les citoyens. Le rêve de la droite, c’est la disparition des gouvernements pour établir une autocratie mené par la grande entreprise. Vous ne voulez pas voter, parfait, les libertariens de se monde s’occupent à faire monter le cynisme jusqu’au point ou les citoyens réclameront de ne plus avoir de gouvernement et d’être dirigé par le patronat.

    Lorsqu’on sait que depuis 2006 ce régime écarte tranquillement toute personne qui ne lui est pas fidèle de tous les ministères et organismes gouvernementaux (ex. Droits et démocratie), et ce en position minoritaire, il n’est pas farfelu de de supposé que cette tendance va s’accroître lorsqu’il aura sa majorité.

    @Yan: moi aussi, à 20 ans je faisait confiance que les gouvernements n’allaient pas à l’encontre de la volonté populaire. Mais en regardant à la fois les gouvernements de Bush, de Charest, de Harper, de Berlusconi, de Sarko etc. on voit bien que cette époque est révolue. Harper ne gouverne pas selon les sondages. La majorité des canadiens s’opposait à ce que l’intervention en Afghanistan devienne une mission de combat, mais Harper l’a fait quand même. Comme Bush, il nous rie en pleine face. J’ai des dizaines d’exemples du genre mais je crois que je prend déjà assez de place comme ça :)

    Donc oui, il faut voter. Pour démontrer que l’on tient à garder notre liberté de parole et le contrôle de notre société.

  • Mélissa Verreault

    @ « Pseudo »: Merci pour ton commentaire. Je suis heureuse de voir que la politique intéresse encore certaines personnes, qui n’hésitent pas à s’exprimer à son sujet.

    En passant, pour ceux qui préféreraient l’option «s’acheter une île et ne pas aller voter», la Chine vient de mettre 176 îles en vente, c’est le temps de faire votre offre!

    http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201104/13/01-4389385-176-iles-a-vendre.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_insolite_266_accueil_POS2

  • Anonyme malgré lui

    Mon emploi aussi m’empêche de dire publiquement ce que je pense réellement de la campagne actuelle, donc je m’anonyme.

    Premièrement, beau texte. Oui, il faut faire sortir le vote. C’est désolant.

    ///

    Le problème que je note surtout, c’est que pour une personne de droite, sa seule option est le Parti Conservateur. Il récolte donc ces votes automatiquement, contrairement à la gauche qui est divisée par le Parti Libéral et le Nouveau Parti démocratique, selon son niveau de gauchisme. Au Québec on ajoute le Bloc Québécois, évidemment, mais lui, la connotation souverainiste fait qu’il en vole aussi à droite.

    Bref, pour revenir aux votes de la droite, le hic est donc que même lorsque Stephen Harper ment, empêche l’information de circuler, s’ingère dans des décisions qui ne devraient pas être partisanes, cela ne fait pas fuir le vote.

    Pourquoi? Parce que premièrement, ces détails demeurent relativement abstraits et n’intéressent pas la grande majorité des gens. Et dans ceux que ça intéresse, certains vont considérer ça moins important que leurs valeurs plus à droite. Et pour d’autres, Harper fait bien de ne pas respecter certains principes démocratiques de base. Tandis que d’autres considèrent que tous les gouvernements mentent, de toute façon.

    Harper parle de «politicaillerie» lorsque les autres arrivent avec ces dossiers. Il a été défait pour outrage au parlement, mais il répète que c’est pour le budget. Et les gens le gobent, parce qu’ils veulent améliorer leur sort, ils veulent en avoir plus, etc. Alors qu’un protocole démocratique ne soit pas respecté, un truc qu’ils ne sont même pas au courant que ça existe, ça pèse pas lourd devant une baisse de taxe, une taxe qui fait partie de leur quotidien.

    Ceci dit, le blâme revient aussi aux partis de l’opposition qui n’arrivent pas à vulgariser ces sujets et à attaquer Harper. Ça serait pourtant facile. Mais ils ont peur de lui. Ils ont peur que leurs propos se retournent contre eux – on doit dire que Stephen est un maître là-dedans. Ils ont peur d’être trop « intellectuels » pour le peuple. Avec tout ce qui est sorti, je suis toujours surpris que Harper ne se fasse pas ramasser plus solidement que ça, et surtout avec une frappe plus concrète que l’épouvantail du « c’est le diable! ». Ils en ont du jus pour étoffer tout ça! Ils peuvent mordre plus que ça!

    L’histoire de la coalition en est un bon exemple. La majorité des démocraties sont des gouvernements de coalition et pourtant, Harper a réussi à rendre ce sujet tabou. Même les autres chefs ont maintenant peur d’en parler. Ça en dit long sur la peur des autres partis.

    L’argument du « est-ce vraiment le Canada qui est de l’autre côté de la track ou le Québec » lorsqu’on diabolise Harper au Québec me fait tout de même rire. Le Canada est majoritairement contre Harper, quand on regarde les chiffres. C’est simplement que les gens qui ne l’appuient pas se déchirent entre deux ou trois parties, permettant à Harper d’avoir le pouvoir avec moins de la majorité des voix.

    ///

    Revenons à l’action de voter. Je ne me sens pas rejoint par un parti en particulier depuis plusieurs années, mais je vote quand même. J’ai déjà boudé, une fois, par protestation. Puis je me suis dit qu’annuler mon vote serait plus concret encore. Puis, depuis plusieurs élections, je vote maintenant pour passer un message. Exemple: on trouve que l’environnement est trop oublié par les grands partis? Votez vert pour montrer que c’est important. Croyez-moi que si les Verts remportent un siège ou grimpent à 15% dans les intentions de vote, les autres partis vont prendre ça au sérieux. Voyez l’effet de QS dans le discours politique au Québec.

    Donc si vous trouvez que c’est la gauche qui n’est pas assez présente, votez pour un parti de gauche, un solide, marxiste-léniniste (si vous en avez un dans votre circonscription). Quand on y pense, c’est un peu comme ça que les Conservateurs se font élire, par pure idéologie, souvent très précise, ne tenant pas compte du reste.

    En plus, un vote donne de l’argent au parti, c’est un double encouragement – du moins, jusqu’à ce que Harper coupe cette subvention électorale qui n’est pas antidémocratique, bien au contraire.

  • Maxime

    Au sujet de l’action de voter, j’ai lu un article ce matin qui va à contre-sens et je dois dire que ce n’est pas fou. Lorsque je regarde autour de moi, ou lis les commentaires ici, je remarque qu’il y a beaucoup de gens qui s’intéressent à la politique. Mais malheureusement, beaucoup ne s’en soucis guère également. Pourquoi encourager sans relâche à voter un citoyen qui n’a aucune idée des enjeux et ne connait pas les parties? Il finira par voter selon son humeur du moment ou le slogan qui l’aura accroché. Moi je dis oui votons, mais soyons informés.

    Si la politique te passe 100 pieds au dessus de la tête (et c’est correct aussi, chacun ses intérêts/priorités), bien svp abstient toi.

    http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/nathalieelgrablylevy/archives/2011/04/20110414-051906.html?sms_ss=facebook&at_xt=4da762b58593443d,0

  • Mélissa Verreault

    @ Maxime: Tu as tout à fait raison, il faut d’abord s’informer avant d’aller voter. Et effectivement, ce n’est pas tout le monde qui s’intéresse à la politique: c’est bien ce que je déplore. Car au-delà du concept d’«intérêts/priorités», il me semble que tous devraient accorder un minimum d’attention à la politique puisque cela les concerne directement. Ce n’est pas comme dire «ah, moi, le hockey, j’trippe pas trop»; le hockey n’a aucun impact sur la santé, l’éducation et l’état des routes, alors tu peux bien t’en foutre, ça ne changera pas grand-chose dans ton quotidien. Or, on ne peut pas en dire autant de la politique, qui a un lien irréductible avec tous les aspects de notre vie.