Guy Deshaies est né à Victo, où il a grandi dans la paroisse Sainte-Famille. Il nous révèle dix choses à savoir sur sa ville. Comme le meilleur endroit pour faire du parking.

On est dans le milieu.

Il y a 150 ans, la Reine des Bois-Francs fut érigée sur les territoires de chasse des Abénaquis, « là où il y avait des joncs et des roseaux ». Située à mi-chemin entre Montréal et Québec, elle est souvent le lieu de rencontre des grands penseurs, créateurs et bâtisseurs du Québec. Aujourd’hui, elle compte plus de 42 000 habitants.

On a vu patiner le Gros Bill avant tout le monde.

Ici, les garçons apprennent à patiner et à manier le bâton bien avant de savoir lire ou écrire. Les glaces extérieures et les arénas de chez nous ont vu passer de grandes vedettes du hockey comme Jean Béliveau, Gilles Marotte et Gilbert Perrault.

On a de bons bâtons.

Tous ces joueurs ont tricoté de façon spectaculaire devant le but adverse avec le populaire bâton de hockey « Victoriaville ». Après la guerre, Henri Mailhot, alors sans emploi avec une famille, a commencé à fabriquer des « gourets » (bâtons de hockey) pour ses fils. Finalement, il a ouvert un atelier puis une usine. Plus tard, elle deviendra, Victoriaville Hockey Sticks ltée. Durant les années ‘70, le célèbre défenseur de la LNH Bobby Orr des Bruins de Boston en faisait la publicité. Le 6 janvier 1987, la manufacture a été entièrement détruite par les flammes. De 1987 à aujourd’hui, l’entreprise a déménagé et a changé de mains à maintes reprises. Aujourd’hui, Conimexx Inc. une petite entreprise de quinze employés fabrique toujours le célèbre bâton.

On a vu grandir le gars qui a joué dans Les Lavigueurs.

Au secondaire, le premier spectacle d’humour auquel j’ai eu droit est celui de Pierre Verville. Encore à ses débuts sur les planches de l’auditorium de la Poly, son humour et ses imitations attiraient les foules à Victoriaville. Les Chick’n Swell avec leur humour sans queue ni tête, Dumas, Pierre Bruno et le regretté Serge Bélair sont aussi originaires de la Ville.

On a eu un bac à recyclage avant tout le monde.

Y’a plus de 35 ans, les Scouts et Guides de la paroisse Sainte-Famille (dont je faisais partie d’ailleurs) cueillaient le papier journal et le carton, une fois par mois,  pour le revendre à la prestigieuse Cascade. Le butin servait à financer leurs activités en période estivale comme les camps d’été. À peu près dans les mêmes années, Norman Maurice, un visionnaire mettait sur pied Récupération Bois-Francs, le premier centre de tri à la source au Québec. Aujourd’hui, Victoriaville est reconnue comme le « Berceau du développement durable ».

On a du monde qui se déguise.

Si vous êtes de passage dans la région au début septembre, vous risquez de rencontrer les personnalités locales de l’époque victorienne, personnifiées par des figurants, telles que Sir Wilfrid Laurier, premier Canadien français élu premier ministre du Canada, et son épouse, Lady Laurier. En effet, Les Fêtes Victoriennes sont un événement populaire où l’histoire de l’époque de la Reine Victoria prend vie dans une ambiance conviviale et accueillante.

On a un Mont-Royal où on fait aussi du parking.

Au sommet du Mont-Arthabaska, la Croix du Centenaire surplombe la ville depuis 1928. Une petite route sinueuse nous guide vers le sommet et nous donne accès à une vue imprenable. Rien de tel qu’une balade romantique à « La croix » pour une pause en bonne compagnie. En soirée, gare à celui qui daigne ne pas éteindre ses phares une fois rendu au sommet…

On a du fromage en crottes dans les veines.

À la fin des années ’60, à Victo, le principal secteur agricole était la ferme laitière. Le lait coulait à flot à un point tel qu’on ne savait plus quoi faire de ce précieux liquide. Du fromage, peut-être? Quelle bonne idée. La Fromagerie de la Grande Ligne » fut la première à populariser le fromage en grains. Qui a inventé la fameuse poutine? Warwick ou Victoriaville? Selon moi, ça restera toujours un mystère. Toutefois, quand un test sanguin révèle que ton sang contient du fromage en grains, des patates frittes et de la sauce BBQ, on sait que tu viens de Victo.

On a l’Attraction, où la marche est haute.

À Victo, on s’amuse aussi. Depuis quelques années l’Attraction est le lieu de rencontre pour tous. La qualité de la musique et le décor créer l’ambiance magique pour y faire le party. Dernièrement, un des fêtards l’a appris à ses dépens : en faisant faux pas, il est tombé du deuxième étage, pleine face, sur la piste de danse.

On a le paradis des oies blanches.

Depuis les années 1990, on peut voir les oies des neiges couramment appelées «oies blanches» s’avancer à l’intérieur des terres et dans les champs de la région de Victoriaville. Leur spot préféré? Le réservoir Beaudet, qui se trouve sur leur chemin, en direction de la côte atlantique, où les gens du coin peuvent admirer leur spectacle, chaque année, en période de migration.

Victoriaville en images

Plus sur l’auteur: Guy, blogueur et camionneur (camionneur joyeux)

  • GUYLAIN RAMSAY

    VICTO POWER ! Très bon article! Victoriaville est vraiment une ville spéciale et super!!

  • Michelle Blanc

    Je dois admettre que je suis déjà allé faire une conférence au CEGEP de Victo et que j’ai été grandement charmée par la gentillesse des gens du coin…

  • marie

    A mon avis on a la plus belle ville, le monde est sociable et souriants quoi demander de plus !!!!!!!!!!!!!!! en plus c’est nous qui a inventer la POUTINE !!!!!!

  • Sophie

    Dommage, le Festival international de musique actuelle n’est pas mentionné dans cet article.
    C’est pourtant un bel événement, un événement d’envergure, qui distingue Victo de bien d’autres villes et qui fait même l’envie de Montréal. Mais c’est vrai qu’il attire davantage des gens de l’extérieur que les Victoriavillois…

  • Guy Deshaies

    Je suis particulièrement touché par vos réactions. J’ai rédigé cet article avec mon cœur et vos réactions me le rendent bien! Merci à tous! Le p’tit gars de St-Famille qui est bien fier de sa ville! Merci à vous tous!!!

  • Michel

    Victo Power!

  • Claude Dupont

    J’en suis!

  • Gabrielle

    Berceau du développement durable mon cul! C’est le Texas icitte.
    Le cégep de Victo c’est la honte, tous des ostis de droite qui ont voté contre la grève étudiante aujourd’hui. Ville de hockey, ben oui, bravo, ville de progrès, on s’en reparle!

    • Ta conscience

      Gabrielle choisi ta semaine avant d’écrire n’importe quoi,la tu étais surement dans ta mauvaise si tu comprends .Pour ce qui est de ton cul effectivement il est probablement moins durable que le développement du Texas.Pour ce qui est du cégep n’y va plus si tu y va bien sur et trouve toi un emploi saisonnier ça te permettra d’avoir l’impression de faire une grève quand tu seras sur le chômage.

      Merci de ce commentaire aussi pertinent que le mien. On s’en reparle

      Jolie Article Guy merci